Dana Hilliot and his friends [alt-folk]
Présentation
Définir la personnalité de Dana Hilliot en quelques mots…exercice passionnant, mais une biographie paraîtrait mieux convenir au personnage ou une épitaphe alors, tant qu’à faire court…Disons en vrac et sans hiérarchie: Dana Hilliot, conteur lo-fi, crooner slowcore, ambassadeur indie-folk, songwriter porno-soft, serial-lover, serial-loser, ex-punk devenu néo-hippie, joyeux dépressif, prince de ses ténèbres et guitariste brut?
Les chansons de Mr Hilliot portent un sérieux vécu sur leurs épaules et ne s’en cachent pas. Ce vécu ne tourne pourtant jamais au fardeau: en quelques vers tout est dit, juste l’essentiel, 3 accords minimalistes et une voix posée sans mise en scène, sans pathos. Chez lui, la douleur peut-être crue ou bucolique, elle reste expiatoire le plus souvent en tout cas. Chaque souvenir exhumé appelle une rédemption, ainsi Dana chante ses fantômes le plus souvent des femmes, parfois vieux de 15 ans, qu’il fait revivre sans déchirement, sans amertume.
Et puis il y a la grâce évidemment, l’allégresse, le désir dans un coin de nature, terrestre ou féminine…Une célébration de l’intemporel, un semblant de paix intérieure, même si le trouble n’est jamais bien loin chez ce tendre schizophrène. D’où probablement, l’envie de convier d’autres personnes sur son premier album, pour se sentir un peu moins seul face aux nombreux démons internes…
L’enregistrement aura donc lieu avec une formation élargie (après toute une série de démos bricolées en solo), en avril 2004. L’idée folle, c’était de réunir six personnes dans deux pièces sans fenêtres, trois jours durant. Dana a appelé ses amis (delphine dori, jullian angel, lunt, the wedding soundtrack, half asleep) et leur a parlé de son idée. Les amis ont dit oui, ils ont bien aimé l’idée. Allez savoir pourquoi…
Mais l’idée, c’était surtout d’extraire une douzaine de titres du maître dana et -à divers degrés- de les transformer. Le résultat, le voilà: 50 minutes de folk spontané, sombre, malmenée, parfois doucement délirante. Par moment, les voix se multiplient, l’instrumentation prend de l’ampleur. C’est que les amis ont fait du bon boulot, ainsi réunis dans deux pièces sans fenêtres, trois jours durant- trois jours sans voir le Soleil (ou à peine), trois jours à tenter de concrétiser l’idée du mieux possible. Comme quoi le travail paie toujours puisqu’aujourd’hui, l’idée a un nom, « i was a rabbit and i won » et qu’elle est gravée toute entière sur un support rond.
Discographie

(septembre 2004)
2. Jurrassic part
3. Girl’s asses
4. To be a tree
5. Beds
6. I’m your alcool
7. The darkness and me
8. I’m not a drummer
9. Lions kill everything
10. To Plymouth from Spain
11. Sophie : do you remember me as I remember you ?
12. The girl who wanted a baby from me
13. I won’t be back





