reviews / presse : Melancholic Ecstasy (2003) / Life was the answer (2006)


Melancholic Ecstasy (2003)


Magic box (France)

Tout cet EP est bâti sur des faux semblants. Mis à part son dernier titre (Lay of augury, spleen et gracile), il n'est pas à proprement parlé mélancolique. Et puis, Jullian Angel n'est pas anglais mais bel et bien lorrain. On peut être trompé par le pseudo mais aussi par la musique que l'on jugerait produite à Liverpool ou Manchester. Ainsi Your showing pain pourrait être le nouveau tube de Badly Drawn boy.

Jullian Angel appartient à cette nouvelle race de songwriter aidé par la technique pour rendre leur musique pop complexe, tout en leur permettant de travailler seul. Jullian Angel se souvient sans doute que les cordes de Strawberry fields forever n'étaient en fait que du mellotron, celles de son Farewell melody ne sont que samples. Mais l'esprit des Beatles est bel et bien là. On peut appeler la musique de Jullian Angel "electro-pop" mais cette terminaison fait référence aux moyens techniques employés et non au genre musical en soi. Il ne faut pas s'y méprendre (à ce compte-là, on pourra employer le terme d'"électronique" pour Lara Fabian parce qu'elle enregistre en digital !!!). Jullian Angel fait de la pop éclairée par l'esprit luxuriant des années 60-70 (Shine), comme la face diurne de Syd Matters. Ecouté et approuvé par La Magicbox (en attendant les Inrocks ?).


Denis Z.


Moonpalacefanzine (Spain)

En esto de la música siempre ha habido locos geniales, y sin ellos, mucho de lo que conocemos hoy día como música pop no sería lo mismo. Desde Lennon o Zappa hasta los Merritt, Johnston o E de nuestros días, unos con mayor fortuna que otros, pero todos aportando su personal y alucinada visión a su obra.

Jullian Angel es otro de los proyectos procedente de uno de los sellos más interesantes y activos del subsuelo francés, que perfectamente podría con el tiempo, integrar éste grupo de maravillosos pirados. De momento se presenta con éste Ep titulado "Melancholic ecstasy", auténtico delirio de melodías y arreglos que bien podrían pasar por momentos por unos Eels edulcorados y de vuelta a sus orígenes. Una colección de "hits" en potencia entre los que realmente cuesta decidirse. La pegadiza melodía de "Your showing pain", los coros que redondean la optimista "Farewell melody", o cualquiera de los cinco temas que forman éste trabajo.

"The best worst" es sin duda, el tema más esquizofrénico del disco, bases electrónicas aceleradas sobre las que asoma y destaca la luminosidad del casi-estribillo, aportando un poco de aire fresco en la maraña sonora con la que rompe totalmente la optimista "Shine", con su comienzo casi reggae que acaba convirtiéndose en el tema y estribillo más pegadizo del disco.

Jullian Angel consigue dotar a cada uno de los cinco temas que forman "Melancholic ecstasy" de una personalidad propia, excesiva para fomar parte del mismo trabajo, a veces cuesta centrarse y pensar que estamos ante el trabajo de un solo artista, pero cuando definitivamente nos dejamos llevar y arrastrar por su amable heterogeneidad, éste trabajo nos hace albergar muchas esperanzas en los que, esperamos que pronto, sean los siguientes pasos de Jullian Angel.


Juanra


Longueur d'ondes (France)

Gentil lecteur, les grandes surfaces tu délaisseras. Sur Internet tu tapoteras pour commander contre 5 euros, ce 5 titres de pop mélancolique illuminée. Voix et mélodies t'éclaireront mieux alors que tous les néons des grands magasins. Et sur le chemin tu réécouteras alors le père spirituel de Jullian : Minimal Compact.



Guitar part (France)

Jullian Angel est celui à qui Stephen Jones a usurpé le glorieux titre de "bedroom superstar" : huit années de dur labeur à temps plein ont été nécessaires à ce guitariste et chanteur pour faire mûrir son talent et nous le livrer enfin aujourd'hui à travers l'incroyable "Melancholic Ecstasy".

Ecrit, enregistré et mixé par ses seuls soins, cet EP (dont il existe une version LP) distille une électropop reconstituée, nourrie aux bons soins des influences multiples de l'artiste, de Tim Buckley à Radiohead en passant par Sigur Ros et Björk. Sa prose est riche et sa musique soigneusement déconstruite, si loin du classique couplet/refrain qu'elle en est rafraîchissante.

La guitare est l'élément central de ce disque, ornée d'une infinité de sons samplés, des plus évidents aux plus indéfinissables. "Melancholic Ecstasy" dévoile un monde torturé, schizophrène parfois, mais toujours excitant. A découvrir absolument.


Thomas Baltes


Pop page (Spain)

La versión EP que nos ocupa son 5 temas, apenas unos 20 minutos, extraídos del álbum del mismo nombre: "Melancholic ecstasy". Título este que por cierto se ajusta a la perfección al contenido: la entonación vocal y el ambiente subrepticio de las composiciones apuntan al primero de los vocablos, pero la laguidez se sortea con unos arreglos que desbordan -pese a la grabación lo-fi- en matices y unas líneas melódicas radiantes, que tocan la euforia en los estribillos (las iniciales "Your showing pain" y "Farewell melody") y acarician con encanto naïf en según qué estrofas ("Shine"). Éxtasis de alta pureza.

Y si asombroso resulta el nivel y acabado de cada canción por separado, la sorpresa del conjunto en general desencaja, por eclecticismo y coherencia: pop de medios modestos con reminiscencias clásicas, y las que se apoyan en las clásicas (Badly Drawn Boy, por ejemplo, en un ataque de imaginación y ampliación de miras), sampler- folk si lo prefieren. Mención aparte merece la central "The best worst", extraña y frenética, algo así como Joy Division meets Beck, con una guitarra de pulsión funk y estribillo nasal, y que habla de ideales y revoluciones ("Puesto que no hay un mundo mejor / ¿voy a vender mis acciones de humanismo? / que me llamen antes soñador / que un maldito chupador de dinero"). En el resto de los textos, de igual manera heterógeneos, conviven empeño vitalista, un dolor interior ante el sueño roto -e instado a superar- o una desolada ironía al describir un campo de batalla.

Jullian Angel tiene un talento difícil de encontrar, y lo encauza de manera peculiar. ¿Dónde busca, cierne y recluta Vincent Seguret los grupos de Another Record?. Un disco y "Otro Disco" y el nivel se mantiene altísimo; los hay sensacionales y arrebatadores. Situados en la más estricta independencia, y, por desgracia, con la más ínfima de las repercusiones. Que los sociólogos o los eruditos de la industria discográfica expliquen esto último. Ya yo me encargo de encontrar respuesta a lo primero.


Jöse


infratunes

« Baroque ». Ce mot a été utilisé pour décrire un aspect de la musique de Jullian Angel. Barocco à l'origine signifie perle irrégulière. Irrégulier, bizarre, Melancholic Ecstasy l'est, et c'est précisément ce qui fait l'intérêt de cet album qui déborde toute tentative de classification. Electrop-pop, electro-rock, avec des influences new wave/ cold wave prononcées. Jullian Angel cite Sigur Ros, Björk ou encore Radiohead comme groupes desquels il se sent proche . U2 aussi. Du côté des inspirations : The Beatles, Jeff Buckley, la liste n'est pas exhaustive, on attendrait aussi The Cure ou Minimal Compact.

Mais oublions les références réelles ou supposées pour nous concentrer sur le principal : ces 12 compositions faites à la maison, avec des moyens réduits, mais une liberté que l'on imagine totale : les morceaux de Melancholic Ecstasy au lieu de développer chacun une idée directrice, prennent souvent des orientations diverses, au sein même des morceaux parfois : ce n'est pas forcément reposant pour l'auditeur, dont Jullian exige une écoute attentive. On peut avoir l'impression d'écouter des morceaux d'electro pop nourris des samples de machines déglinguées. Car Jullian expérimente , triture les sons, enrobe les lignes mélodiques d'effets, de choeurs lointains, de sons variés, casse la linéarité , caresse l'oreille ou l'agace parfois (Your showing pain), mais ne laisse certainement pas indifférent.

Certains resteront sûrement sur le carreau mais d'autres apprécieront : un morceau tel The Best worst, electro pop énergique joliment troussé a de quoi séduire, de même que Revival, morceau electro rock entouré d'un halo crépusculaire. Et lorsque Jullian apaise ses machines folles, il nous offre des compositions cold wave lentes et caverneuses ( The line of breach notamment dont on goûte la sombre mélancolie) La première piste pourrait vous décourager (morceau de pop synthétique un peu pompier et dispensable), mais vous aurez raison de persévérer car cet album révèle ses charmes au fil des écoutes.


Imogen


Pop news

Débroussaillant les contrées d'une électro-pop pas si fréquemment explorée, Jullian Angel se promène, et nous avec, d'une plage à l'autre de ce disque, finalement moins mélancolique, et certainement beaucoup moins statique en tout cas, que ce à quoi le titre pourrait nous faire croire.

Au milieu des boucles et des bricolages synthétiques, des constructions en strates successives et des ruptures de tons, c'est la voix qui sert de guide, et, en hôte bienveillant, elle sait se montrer accueillante sans trop envahir l'espace. Autour d'elle se superposent tous les éléments nécessaires à la construction de morceaux tour à tour énergiques, enjoués, retenus, graves ou... mélancoliques. Par un étonnant paradoxe, c'est la faculté qu'a chaque titre de ne pas ressembler au précédent, et de développer sa propre unité, de ton et de forme, qui fonde la cohésion de l'ensemble. Aux envolées artificielles de violons, qui ouvrent le disque sur une note particulièrement. optimiste, répond la basse crépusculaire de "Missing Destiny", à la batterie fougueuse de "Revival", l'ambiance cold-wave de "Fallen"...

On évolue donc, on explore, on contemple. Et au moment où l'on pourrait s'égarer, on est rapatrié vers des structures plus simples. C'est "Shine" par exemple, qui derrière son voile presque tribal et ses sonorités électroniques, a toute l'efficacité, la rectitude authentique d'un titre folk. Le disque se conclut d'ailleurs sur une plage où les machines ne jouent plus qu'un rôle secondaire par rapport à la mélodie elle-même, emmenée par la guitare sèche. Comme pour attirer l'attention sur ce qui demeure la principale attraction de l'album : un sens profond de la chanson.


Jean-Charles Dufeu





Life was the answer (2006)


Froggy's delight

Ca commence par une pluie de cordes lancinantes, frêles et diaphanes pour s’envelopper dans des arpèges graves de guitare classique que ponctue un chant tout en langueur à la fois chaleureuse et glaciale.

On s’y sent à l’aise, sur une peau d’ours moelleuse, mais toujours dans une menace latente de se retrouver face au chasseur qui l’aura descendu sans première sommation, peur que l’on subisse le même traitement.

On se sent auditeur et acteur de ces longs chapitres éthérés au cours desquels le songwriting pragmatique et terrien de Jullian Angel rencontrera les arrangements les plus fouillés possibles - on pensera souvent à Sigur Ros, toujours sur la corde de la béatitude. On sent que celui-là aura eu à cœur de transformer la fatalité en beauté métaphysique. Et on sait aussi d’emblée qu’il aura tenu son pari.

Fermement blotti dans des constellations d’e-bow intergalactiques et de notes égrainées et saupoudrées d’une reverb digne d’un Red House Painters pour mieux souligner l’emphase et le lyrisme d’une musique dont on se délecte mieux au cœur de la nuit.

Mais parfois la pop regagne sa place d’honneur et évoque le meilleur de REM ou Richard Buckner ("Born on the seventh day", "Mystic friend") et on croit avoir affaire à des allégories bibliques quand on est en fait en présence d’une sorte d’auto-mythe, quand on transforme sa propre vie en peplum duquel on souhaite se tirer indemne pour pouvoir conter ses exploits à ses petits enfants. Et puis à d’autres moments l’urgence de la narration prend le dessus et envahit le spectre sonore d’imprécations aussi désabusées que lucides que l’on imagine dirigées vers des amis précieux, idéalisés, mais finalement démystifiés ("Fragmented life").

Mais c’est bien souvent la grâce pure qui auréole Life was the answer. Pour exemple, on peut citer le magnifique "Some dead survive", sur laquelle on croise la sublime voix d’Half Asleep. Un subtil va-et-vient narratif dans lequel on s’imagine bien regarder le dialogue entre une femme esseulée et son mari revenant de plusieurs années de front, égratigné par la folie humaine, bouffés par l’empathie, mais gangrenés par l’incompréhension mutuelle et les remords. Autant de métaphores dans lesquelles chacun pourra trouver son lot de déjà-vu, cette obsédante sensation….

On touche enfin au chef d’œuvre absolu dans la magie de "Checking your soul" dans laquelle l’âme humaine est comparée à un vulgaire contrôle technique automobile que certains, suivez mon regard, feraient bien d’effectuer plus régulièrement pour pouvoir un jour reposer en paix sans craintes de représailles ultimes. Ici les arrangements accentuent la portée magnétique du jeu de guitare saisissant à la Nick Drake alors que des voix de l’au-delà résonnent en canons pour laisser place au silence salvateur.

La mélancolie latente n’est ici pas qu’un prétexte mais presque un art de vivre que les fans de Low ne pourront que vénérer ou mieux dans lequel ils pourront se blottir, comme dans les bras d’une mère aimante qui trouvera les gestes qui apaiseront le chaos infernal d’une vie intérieure parfois brutale.
?


Longueur d'ondes

"Life was the answer"(Another Record)

Sortir un tel disque à l'heure des euphories estivales ne relevait-il pas de la gageure ? Car enfin, le sieur Jullian ne prétend pas passer pour un beach boy. Sa pop délicate ultra intimiste ne tarde pourtant pas à faire mouche chez ses émules. Même le perroquet d'un golden boy cocaïnomane s'y découvrirait mélancolique et enclin à l'empathie.

Ecouter Jullian Angel n'invite cependant pas à la dépression. Il s'agit plutôt de suivre le bonhomme dans un périple cérébral vers on ne sait quel monde meilleur. Le moyen de transport ? Des accords secs et sobres de guitares, quelques cordes usées avec parcimonie et une voix à coeur ouvert. "Life was the answer", et la réponse, il l'a trouvée dans la musique. Que serait l'Homme sans sa quête de l'absolu ? Visiblement amoureux de la musique, Jullian Angel persiste dans son bon goût mélodique. Qu'on se le dise, quête du Graal artistique ne rime pas avec ascétisme.
Vincent Michaud


Magic Box

LIFE WAS THE ANSWER (2006) On avait connu Jullian Angel en popeux florissant sur Melancholic ecstasy, sorte de pendant hexagonal de Badly Drawn Boy. A l'heure du deuxième album, le climat se fait plus sombre comme si Jullian avait réécouté en boucles Tonight the night, les albums de Nick Drake ou s'était replongé dans la discographie magnifiquement sombre de Red House Painters (pay for life, being part of history).

On oublie en partie la pop inaugurale (Même si Born on the seventh day a la force émotionnelle d'un single) pour récupérer un folk singer de grand talent. Les chansons sont donc bâties autour de la guitare acoustique, et s'affranchissent de l'aspect bricolo-pop du premier album. Il est aidé par Thomas au violon et le support vocal des belges d'Half asleep. On a le sentiment que Jullian Angel se met vraiment à nu, faisant de son album un témoignage poignant sur l'univers intérieur de son auteur.

L'album ne pourra que devenir pérenne (Final place a même un côté Knock on the heaven's door c'est dire) la voix plus libre de mouvement que jamais, donnant parfois des accents mystiques à la musique pastorale (Links). Sur Fragments, Angel nous fait perdre l'équilibre et sur Drugs, il reprend à son compte, les effets de guitares planant d'Idaho, preuve qu'il n'a pas oublié de soigner l'écrin de ses chansons. D'ores et déjà un classique du folk-rock américanophile.
Denis Zorgniotti


Octopus

LIFE WAS THE ANSWER (2006) : La France ne le sait pas encore, elle compte en ses rangs un songwriter majeur, de la race de ceux qui osent fréquenter, sans craindre la comparaison, l’héritage de l’immense Nick Drake et du grand Joseph Arthur. Héritier direct d’un Tim Buckley qui rendrait hommage à la finesse mélodique de Paul McCartney vers 1967, ce musicien nancéen se pose en apôtre poète d’une veine mélancolique – ça ne rigole pas – dont nous tirons chaque jour un peu plus de sève et de substance.

Dans un disque – le troisième de cet ami de la Bruxelloise Valérie Leclercq alias Half Asleep, présente sur le bouleversant "Some Dead Survive" et le mystérieux "An Everlasting Breath" – où le chiffre treize porte définitivement bonheur, nous retiendrons plus particulièrement la fragilité intense de "Born On The Seventh Day", quand Jullian Angel se mue en un Thom Yorke réconforté par des arrangements dignes du meilleur des débuts de Radiohead. Il serait cependant vain de se focaliser sur ce seul titre, tant la diversité mélodique et la voix de velours chiffonné de Jullian Angel nous vaudront encore plein de nuits plus belles que nos jours.
Fabrice Vanoverberg


A découvrir absolument

LIFE WAS THE ANSWER : Des lustres que cet album attend quelques mots sur notre site, des lustres il faut dire que je passe some dead survive en boucle, alliance de Jullian Angel et de Half Asleep, le temps d'un chant des partisans qui se serait découvert un nouvel épiderme à faire frissonner. Impossible pour autant de me défendre, car life was the answer regorge de chansons monstrueuses comme celles-ci.

Cet album de Jullian Angel de facture folk n'a pas la neurasthénie de pas mal de ses confrères. Luxuriant, produit avec une première main (on est jamais loin de la haute couture poétique), ce disque impressionne de bout en bout comme a pu le faire très récemment syd matters. Les aïeuls célèbres peuvent toujours se bousculer de Cohen à Joseph Arthur, Jullian Angel se détache avec classe de ses références. On reste estomaqué face à la puissance émotionnelle que peuvent dégager des titres comme links (Murat va en être jaloux) ou checking your soul. Délibérément grand ouvert l'univers et les bras de Jullian Angel vous accueillent pour ce qui sera un des disques ce cette année. Plus qu'un simple autre disque, un chef d'œuvre.
Gerald De Oliveira


Asso des gens normal

LIFE WAS THE ANSWER (2006) Ca faisait pas mal de temps qu’on l’attendait, ce nouvel album de jullian Angel, on venait aux nouvelles régulièrement, on s’inquiétait même un peu pour tout dire… Et puis, ça y est, "life was the answer" est enfin disponible et le résultat est à la hauteur de nos espérances : lumineux, complexe, … un des albums les plus ambitieux que nous avons pu écouter cette année.
J-C Dron


Blog up

Life was the answer [Another Record], le nouvel album de Jullian Angel autant le dire ne vous fera pas vous déhancher sous les sun lights du maccumba. C'est tant mieux si vous être comme Blog Up à préférer les ambiances plus calmes.

Avec Life was the answer vous plongerez dans l'ambiance feutrée qu'a su créer Jullian Angel. C'est un album où les titres reposent sur la guitare acoustique mais où Jullian Angel a su incorporer avec délicatesse d'autres sonorités qui donnent à l'album une ambiance particulière qui n'est pas sans rappeler Nick Drake ou les sonorités d'un OK Computer de Radiohead.

Sur deux titres Jullian Angel est accompagné par Half Asleep.Cela donne une belle harmonie des deux voix. Life was the answer est un album intime qui révèle des qualités de songwriter évidentes chez Jullian Angel. Il offre un album d'une grande maîtrise et propose un univers musical très touchant.
Blog up


Past all Concerns

Sometimes, irony, self-consciousness, and a sarcastic mind can be something of a plague. Even though that is what may help you avoid being lured into listening to the consumer-friendly, ready-made sentimentalism of such flavourless bands as Keane or to the bombastic hystrionics of Muse, it may also lead you to overlook earnest, ambitious, and sometimes over-sincere bands, precisely because you start questioning their very honesty: to a self-conscious mind, a lack of restraint, contrition, or the sheer will to create some immediate gorgeous, poignant and heart-rending music that would not appeal to so-called or self-proclaimed 'specialists' or discerning minds, but to everyone, is utterly questionable, not to say suspicious. You see, we sarcastic, self-conscious people enjoy being singled out and woed, we thrive on bands who display the same behaviour and (fake) misdemeanour as we do, and feel slightly embarrassed, completely disconcerted and utterly at a loss when faced with people or bands who dare expose themselves and not bother with the very precise codes we have set up - you see, we like picking out, but we hate being addressed to.

That is probably how the cynic in you will first respond to Life Was The Answer, Jullian Angel's Behemoth of a record, his second effort released by the excellent French label Another Record. The cynic in me was certainly taken aback and even recoiled at times at first listen, embarrassed by so much unabashed honesty and lack of understatement. Even though all songs definitely have a folk edge to them, and are mostly based on accoustic guitar, Life Was the Answer bears very little resemblance to the Nick Drake-influenced acts that have been blossoming over the last few years: instead of trying to seduce us by gently taking us by the hand through warm, hazy atmospheres, and shy and self-apologetic vocals, Jullian Angel's music is everything but low-key: it heads straight for your guts, is unabashedly and overtly ambitious and epic in scale, and stands in front of you with its big, throbbing and romantic heart on its sleeves. It demands your complete and immediate surrender. It doesnt aim at slowly hypnotizing you into loving it, it aims at making you wonder and admire. The songs are not designed to make you feel slightly melancholy or comfortably happy, they are meant to make you feel crushed and forlorn - as is the case in Checking Your Soul or An Everlasting Breath - or utterly elated and blissful - as in Like The Christians or Born On The Seventh Day. Listening to Life Was The Answer for the first time was a truly amazing and fascinating experience. So the cynic in me played the record five times. In a row. And has kept listening to it over and over again ever since, to such an extent indeed that it has almost become a kind of obsession.

What strikes the listener immediately when he is playing Life Was The Answer for the firt time is how amazingly good the sound is, and how breath-takingly beautiful Jullian Angel's voice is. Life Is The Answer does not sound like the self-produced long player of a solo artist, but like the effort of a full band at the height of its glory. The producing skills of Jullian Angel are terrific - I guess that many bands would love to have their record produced by him - and the music is top notch throughout the thirteen tracks of an album that clocks in at 59 minutes. No two songs are alike, and none of them sounds as a gap filler, and you are left marvelling at the level of dedication and work that was put in them: they are clearly the work of a perfectionist, as every single note sounds carefully thought-over, perfectly in place to have a maximum, overwhelming impact on the listener. The arrangements are lush, glorious and compliment perfectly the mood of the songs, which tracks like Links, Being Part Of History or Drugs make perfectly blatant. The musicianship is overall excellent - not only is Jullian a flabbergasting singer, but he plays amazingly well almost all instruments bar the strings - played by a friend - in the record. Jullian Angel's warm and acrobatic voice is stunningly impressive, and you can tell when listening to his record that he knows his voice is one of his numerous assets: powerful and vibrant with feeling, it doesnt have much to do with the shy, whispery vocals that can be heard on other great French folk outfits such as Saw or Derek Delano: Jullian's voice is definitely self-assured and self-assertive, and might sometimes remind the listener of Joseph Arthur on Pay For Life, Mark Eitzel on Fragments, Johnny Cash on Some Dead Survive or even Dead Can Dance's Brendan Perry on Links. However, Jullian Angel's influences never overshadow his music: there is undoubtedly a hint of Radiohead in Born On The Seventh Day, a taste of REM in Jullians vocal delivery on Mystic Friend, but the music is definitely Jullian Angel's own, and Life Was The Answer is unquestionably a very unique piece of work.

Therefore when the record ends with the amazingly beautiful finale of aptly titled Final Place, the listener is left filled with awe and amazement, and the cynic in you has been won over, if not crushed and annihilated by the sweeping epic scope of the songs, which is mirrored in the lyrics and the themes tackled by the the songs - war, religion, fate. It must take a lot of courage to put out a record like Life Was The Answer, and it was undeniably a perilous and difficult process, filled with doubts, as can be seen on Jullian's blog no wonder the record deals so much with war,. Indeed, as he sings on Mystic Friend, Jullian Angel is here to 'take (us) to the promised land': instead of aiming at being merely pretty and enjoyable, Jullian Angel heads for the sublime, which is indeed a very risky and tricky journey, as setting the standards so high cannot but involve taking risks, including those of sometimes sounding bombastic. Even the quietest songs like Links or Pay For Life have a mystic, almost religious edge to them, while tracks like Mystic Friend or Drugs are downright heroic and monumental. Now, there is a thin line between being sublime and ridicule, between grandeur and hystrionics, between gorgeous beauty and bad taste, which Jullian Angel is very well aware of, and the listener cannot but wonder at how gifted he is at not crossing that border: the amazingly beautiful opener Links is one breath short of sounding like a ballad by Metallica or Chris Cornell, were it not for Jullian's unique imprint on the melody and his solid instrumental work. In a record that overtly ambitious and daring, there cannot but be a full missteps, and the cynic in me still finds Mystic Friends a bit over the top, as well as some very short parts of Drugs and Like The Christians.

Nevertheless, on almost all songs, Jullian Angel actually reaches his goal, and some of the songs on the record actually brought the cynic in me close to tears: Fragments is a glory of a song, a breathtaking, haunting dark sun of an anthem, full of rage, anger and despair, throbbing with passion. So are the utterly forlorn stellar tracks Checking Your Soul - a perfect song from its opening plucked guitar to its choir finale - Some Dead Survive - Jullian Angel's take on Leonard Cohen's The Partisan, on which he sings as though he had actually fought the war - or An Everlasting Breath, sung with former label mate Valerie Leclerq from brilliant Belgian band Half Asleep. Not only are those songs strokes of genius, but they definitely grow on the listener, and so does that gem of a record as a whole. Taking so many risks, being bold and brave enough to assert one's art and feelings without any contrition or self-restraint, whatever the result is, is already a feat in its own right, but it was also really worth it, as it has enabled Jullian Angel to release a record which puts him on par with bold, adventurous songwriters such as Joseph Arthur or Mark Eitzel. Life Was The Answer is a record that the cynic in me will keep on surrending to, marvelling at, cherishing and listening to for a long, long time.

Stand Out Tracks: Pay For Life - Fragments - Some Dead Survive - Checking Your Soul - An Everlasting Breath - Final Place
Merrick


Leaky Sparrow

LIFE WAS THE ANSWER (2006) : There’s a very cool break-down toward the end of Checking Your Soul, track ten on Jullian Angel’s second and latest album for Another Record Life Was an Answer, which epitomises “his sound”.

The sound of Jullian Angel is very cool because he is a very cool guy. Believe me, I met him. Sure, you may feel the Nick Drake minimalism on Born on the Seventh Day, no mistake. You may also imagine Fairport Convention influences here and there. Myself, I particularly think about Ian Anderson’s voice (Jethro Tull) on Mystic Friend. Am I wrong? Anyway, the strength of Angel’s compositions may have many roots in the traditions of American and Anglo Gaelic folk styles, stripped back post-medieval, but Jullian Angel makes these disparate styles his own.

This second record (released last week) is full of quiet charm and iridescently beautiful songs, and is just too good to miss. Take a moment to listen to it. It’s easy, some of the songs are free to be downloaded on another-record-jullian and the full cd can be purchase for a minimal price of 10 euros here: another-record-shop. But, what is Another Record? Another Record is an independent micro label that specializes in offering a wide variety of indie musical styles (songwriting, post-rock, electro-pop…) on a download basis. All music on the website is legally downloadable, and most of the tracks are under a free license. There is a wide range of excellent and talented musicians to discover on Another Record website. Give them a visit, it’s free!
Leaky Sparrow