Songs to the sirens


June 22, 2007

Karo

Filed under: céline — Celine @ 9:51 pm

karo

How can you be so warm and then so cold again
Why don’t you know the one thing that you have to know
When all of the others are leaving you know that i’ll stay
When all of the others are lying you know i’ll tell the truth
How can we be so close and then so far away again

Voilà des paroles de tête brûlée, dont on rêve de pouvoir les dire un jour en sachant très bien que les occasions seront trop rares.

L’auteure, une jeune femme allemande nommée Karo, invitée à la Farmyard pour un concert à la campagne, a chanté une douzaine de titres (dont une reprise réussie du Wicked Game de Chris Isaak) bouleversants de franchise, transformant la recherche de sa vérité en fil d’Ariane.
En rappel, une des plus merveilleuses chansons de rappel qu’il m’ait été donné d’entendre, l’histoire d’une étoile un peu perdue dans l’immensité tout autour, que sa petitesse encourage à n’en briller que mieux. Et si Youtube permet d’inventer de nouveaux repaires spatio-temporels, l’univers de Karo (à voir dans sa video) partage des points communs Low ou Songs: ohia, et encore plus avec Feist ou Cat Power.
De « the hunger », annoncée « à la manière de Broken Social Scene » à « not in love song », les titres écoutables sur myspace dressent la carte du tendre des amitiés vraies, du trouble éprouvé face à des semblables.
4 titres sont disponibles sur CD-R, mais l’ensemble ferait un bien bel album.

www.myspace.com/karosings

une video pour “not in love song”

May 19, 2007

Delphine Dora (and the Unexpected) : We’re all of this

Filed under: michel m. — michel m @ 5:39 pm

Delphine Dora

Le très attendu nouvel album de Delphine Dora est sorti le 12 mai dernier et s’intitule “We’re all of this“. Cette fois-ci, elle s’entoure de Valérie Leclercq (aka Half Asleep / We are Unique Records) et Jullian Angel (Another Record) pour donner vie à un monde empreint de liberté et peuplé d’influences à la fois baroques, mystiques et primales. Trois jours d’isolation totale et 22 titres oscillant entre hymnes à la fragilité, cabaret post-moderne et ambiances tribales débridées. A classer entre Max Richter, Charalambides et Animal Collective.
For other place

Something about the world

These unexpected things

May 1, 2007

Klimperei

Filed under: céline — Celine @ 11:28 pm

Un concert en forme de « some great news », une journée particulière avec « que des gens sympas », voilà un résumé rapide de l’apparition en vrai, exceptionnelle, de Klimperei et ses invités à la librairie En Marge (qui soit dit en passant accueille régulièrement des musiciens passionnants, demandez à Jullian).

Ce fut un coup ce maître pour un supergroupe de l’improvisation (Christophe Petchanatz, Pascal Ayerbe, David Fenech, Dominique Grimaud, Sylvain Santelli, Philippe Perraudin) (news de Janvier 2007), quelques heures seulement après leur première rencontre, ils ont joué plus d’une heure non-stop, un peu de tous les instruments, un peu de tous les rythmes, un peu minimaliste et un peu plus envoyé, avec un plaisir visible et partagé. Encore du DIY, des instruments jouets, des essais sans complexe, de la musique qui fait du bien et des chansons, pour ne pas dire des ritournelles entêtantes, à siffloter au soleil.

Tout cela à l’initiative du fan numéro 1 de Klimperei, principal responsable du label Jardin au fou. Qu’il en soit maintes fois remercié. (oui, c’est du copinage, mais c’était tellement bien !)

Klimperei “Galipoche et chipiron”, Lola fait du pédalo en l’air & Lola s’réveille

Klimperei “Love you

voir dans les news de septembre 2005, une video avec du kung-fu-fou et des lapins (le lapin est pour ainsi dire le totem de klimperei, rappelons-le)

Zero degré

Filed under: céline — Celine @ 11:12 pm

Zero Degré est un des autres groupes de Nicolas de Melatonine, invité à jouer à la médiathèque de Metz-Borny le 21 avril. Ce n’est pas une salle de concert, et le groupe avait une contrainte oulipienne rappelée en introduction : « jouer le moins fort possible alors que d’habitude on essaie faire exactement l’inverse. »

Dans ces conditions particulières et devant une poignée d’auditeurs attentifs et bienheureux, les quatre ont joué mi-électronique mi-organique. La batterie est tenue par une fée clochette complètement punk, la guitare et la basse font du post rock, ce genre d’océan de son où les oreilles plongent avec bonheur, et reconnaissent bientôt les mélodies et motifs qui en émergent comme des silhouettes changeantes et familières.

Au milieu de la scène, Nicolas, dans une position pleine de sens, est agenouillé derrière son ordinateur portable pour organiser l’ensemble et réciter des textes post-Diabologum, entre Experience et Programme, le rencontre du shoegazing et du laptopgazing.

L’album.





April 28, 2007

Thee Stranded Horse

Filed under: michel m. — michel m @ 9:13 am

tsh

Achetez cet album: Thee Stranded Horse > Churning Strides (Talitres)

Pour ceux qui ne connaissent pas Yann, c’est l’instigateur du projet Encre (Clapping Music), mais là çà dépasse tout. Ceux qui ont bavé sur le Ramona Cordova, ceux qui ont craqué sur Devendra Banhart à l’époque de “Nino Rojo” et surtout ceux qui sont en extase devant la harpe de Joanna Newsom ou les divagations africaines de The Ex, ne peuvent passer à côté de ce joyau. Vous voulez de l’authentique, ben en voilà.

Immanquable!

Je rembourse deux fois le prix de l’album aux déçus!

site web

Talitres recs : pour acheter
Myspace pour écouter

Enjoy!

April 25, 2007

Jean D.L. - Entrance Room

Filed under: eOLe — eOLe @ 4:16 pm

Couverture

Bercé par la perte des repères et des significations, Jean De Lacoste (Belgique), l’un des protagonistes de la plate-forme de création Social Fashion Records, brouille les pistes. Atmosphères vaporeuses, temps en supsension, minimalisme et instantanéité, c’est dans l’imagerie d’une solitude angoissée et hantée par un sentiment durable d’égarement que l’artiste poursuit sa recherche de la singularité.
La musique, mode d’expression plus que généralisé, est à renverser, disloquer, fracasser, minimaliser ou maximaliser ; ce sont bien les extrêmes qui animent le musicien flirtant, par le détournement fréquent d’une guitare meurtrie, aussi bien avec le bruit qu’avec son extrème silence - ce qui tend à se taire -, sans jamais chercher à domestiquer la complexité du son et de ses inavouables anecdotes.

Quatrième sortie du label Stomoxine Records.
Bien sûr, le tout est entièrement téléchargeable gratuitement et légalement sous licence libre Creative Commons by-nc-nd.
CC

Tracklist (format m3u) ogg - mp3
Couverture (format jpg) face - verso
Album (format zip) ogg - mp3

Site web de l’artiste
Stomoxine Records

April 18, 2007

Andrew Sweeny

Filed under: michel m. — michel m @ 3:24 pm

as

Andrew Sweeny est un songwriter de grand talent , doublé d’un personnage attachant. En concert au Klub à Paris la semaine dernière, il a envoûté le public de son jeu de guitare fin et délicat et de ses textes à la saveur douce amère. Une video du titre “Pilgrim” pour les absents et les présents nostagiques comme moi! Enjoy!

as


Andrew Sweeny-”Pilgrim”-live at the Klub
www.myspace.com/andrewsweeny
www.myspace.com/travellingmusic

April 13, 2007

Erin Tobey

Filed under: céline — Celine @ 8:29 pm

Erin Tobey a appelé son site hellomermaid.com. Elle est illustratrice, dessine des comics, joue dans plusieurs groupes et a joué en Europe pour la première fois de sa vie en mars, avec pour fidèles compagnons sa guitare et un bassiste. Elle a joué des chansons DIY, comme dans ‘je me débrouillerai toute seule’ ou dans ‘je veux choisir ce que je fais de ma vie toute seule’, des chansons pop punk sautillantes, fragiles ou résolues (le flyer annonçait ‘punk lounge’), pas vraiment comme Tara Jane O’Neil, ni vraiment comme Laura Veirs, pas vraiment non plus comme Jonathan Richman en fille.

Nées de quelques notes de guitares égrenées, parmi d’infinies possibilités de mélodies, apparaissent des chansons magiques de simplicité, où « l’on s’émerveille qu’il y ait quelque chose, alors qu’il pourrait ne rien y avoir », comme a dit je ne sais plus qui.

Sur la pochette du disque, de drôles de gens des cavernes, et une silhouette allongée dont le ventre est une sorte de fenêtre ouverte sur une galaxie. Et dans la pochette, on trouve les paroles imprimées sur du papier jaune fluo, « I grow like a plant », « come pick me up », « wolf-alice », « relativity song », des crédits pour Superchunk et des auteurs de science(plus ou moins)-fiction. Un disque où des réflexions et des rêves se nourrissent les uns des autres ; le DIY pour réinventer sans cesse nos univers.

Loney, Dear

Filed under: céline — Celine @ 8:17 pm

Musique et images

Paroles

“I love you (in with the arms)”

Une chanson qui parle de trains, d’avions, de ne pas vouloir partir, de ne pas savoir y faire. Un chant d’amour commencé avec la promesse d’être calme part en vrille avec à ses côtés une voix de femme en contrepoint. A l’image, le chanteur des suédois Loney, Dear rappelle combien le genre humain est fait d’icebergs à sang chaud, dont on voit l’infime part émergée quand tout le reste bouillonne hors de vue. Surtout, céder à la tentation de chanter avec la musique sans retenue, hors d’atteinte du reste du monde, chez soi, déraisonnablement.

2 disques

voilà, ce sera la chanson de mon premier post. (bonjour, tous)

February 1, 2007

Roken is Dodelijk

Filed under: jullian — jullian @ 12:08 pm

roken live

Lille, fin novembre 2006… Cette semaine-là, j’avais été voir ce même groupe à 2 reprises, et il y aura d’autres occasions sûrement, puisque quand on aime on ne compte pas…
Les Roken is dodelijk ont deux grandes qualités : leur musique et leur humour. En espérant qu’ils réussissent à garder les deux sur le chemin tortueux du “succès” (qui leur titille le bout du mégot ces temps-ci).

La première fois, je les avais vus dans un café, après une petite trotte d’une demi-heure à pied (j’ai du mal avec les raccourcis, il faut dire), avec le duo folk low-fi Tapeworm en première partie. Très détendus, jouant devant un public de fidèles, ils ont plus qu’enthousiasmer avec cette indie-pop finement ciselée, ces chansons acoustiques au départ, presque intimistes parfois, que le renfort d’un groupe de rock transforme en ritournelles imparables. Et en plus, le chanteur a une faculté certaine pour remplir de séquences humoristiques les blancs qu’il laisse parfois entre 2 morceaux… Rendez-vous fût donc pris pour le concert suivant, à la Malterie cette fois, un dimanche en fin d’après-midi.

Plus tendus en début de set (l’enjeu était plus important, en première partie du groupe américain Danielson), devant une salle comble, Le Roken crew est monté creshendo pour finir bien plus libéré, avec notammant We’re stone, et leur “single interplanétaire”, Never. Vraiment un très bon moment, et on sent que le groupe peut amener ces morceaux encore plus loin, avec un brin de folie supplémentaire, un côté Roken is psykiatrijc. Mais dodelijk, c’est déjà “mortel”, comme on dit…

Roken is dodelijk on Myspace

December 8, 2006

DOLORES

Filed under: jullian — jullian @ 11:02 pm

dolores1

J’imagine des paysages industriels. Une étendue de bâtiments d’apparences désertes, intacts mais abandonnés. C’est une architecture un peu futuriste, mais relativement proche d’autres décors contemporains.
Et cette terre grisâtre affiche son indifférence, sa neutralité apparente ; mais entre deux soudures usées, elle saigne les douleurs d’êtres de chair et de sang, elle transpire leurs mémoires câbossées. Déjà oubliés, noyés sous une couche d’éternel… Evanouies leurs histoires, ces vies simples, menées tortueusement, sans le confort de la tranquilité d’esprit. Désarroi urbain, spleen post-industriel… Troubles pre-apocalyptique.

Je me figure les vestiges de cette civilisation. Les hommes ont disparu, mais le paysage demeure pratiquement intact. Et des échos reviennent, résonnent d’une paroi d’acier contre une autre, se reforment, tourbillonnent jusqu’à restituer les sons, le bruit des machines, la froideur du lieu, autant que son caractère parfois hospitalier.

Des bruits éparpillés. L’urgence d’un souffle de clavier, d’une guitare décharnée qui jette ses arpèges comme on vide ses poches, ses dernières cartouches, avant de passer au contrôle des âmes… La voix se précise, revient à la surface. Un phrasé trainant, une tonalité sèche, des mots qui s’excusent presque de sortir si crûment, si sincères…

dolores2

J’entends maintenant distinctement des morceaux entiers, des Brand new ridicule, Obscene, Three extracted teeth, qui crachent ce blues moderne, déguisé en habits de Cold-wave lancinante. Je les perçois… fascinants, intriguants, étonnammant libérés, hors d’âge et d’influences patentes…

J’ai rêvé le paysage, l’époque, mais pas la musique… Le groupe existe. Avant la fin des temps, il oeuvrait sous ce nom : Dolores.

Dolores on my space

October 13, 2006

natalie rose lebrecht (aka Greenpot bluepot)

Filed under: delphine — delphine @ 9:08 am

Ceci fait figure d’évènement tout à fait exceptionnel. Natalie Rose LeBrecht (aka Greenpot Bluepot) est une de ces artistes extrêmement discrète et qui se fait hélas trop rare (elle a sorti 5 disques auto-produits, quasiment tous épuisés et très difficilement trouvables, et elle tourne très rarement, préférant sélectionner quelques concerts plutôt que d’enchaîner dates sur dates). Tout cela pour dire que quand j’apprends qu’elle fait quelques dates en Allemagne, je saute de joie et je me dis qu’elle ne peut pas partir comme ça. Il est temps de la découvrir sur ces quelques dates (exceptionnelles !!) et si elle passe près de chez vous, ne la ratez surtout pas :

Natalie Rose Lebrecht jouera à Bruxelles le 27 octobre au Bonheur (à 18h30) et le 30 octobre à Paris à Confluences (dans le 20ème) (à 20h) où elle jouera avec l’ancienne chanteuse de Mùm, et quelques dates aussi en Allemagne (Hambourg, Munich, et Berlin). Plus de renseignements de cette mini-tournée ici.

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Natalie Rose Lebrecht (anciennement connue sous l’entité Greenpot Bluepot), originaire de NY City, est une de ces artistes totalement unique, capable de rétablir le grand écart entre musique populaire et musique expérimentale, plus avant-gardiste, (soit un chaînon manquant entre Animal Collective et Meredith Monk pour se faire une petite idée), c’est-à-dire de faire preuve, à la fois de prise de risque dans la composition et dans l’interprétation, sans pour autant demeurer hermétique mais au contraire totalement accessible. Sa musique est un long voyage entre rêve et réalité, totalement ancrée dans l’inconscient. Voici une artiste capable de faire une musique brillante et intelligente, sans pour autant être intellectuelle. De son passé de performeuse, elle a conservé surtout sa capacité à utiliser sa voix comme matériau plastique. C’est d’ailleurs ce qui m’impressionne le plus chez cette artiste, cette aisance à incarner cette voix dans multiples directions, toujours imprévisible, qui se fond le plus simplement du monde dans des instrumentations d’une richesse et d’une subtilité étonnante. Dans certaines compositions, sa voix se multiplie à l’infinie arborant des personnalités multiples. Bref, Natalie rose lebrecht est une artiste unique, insaisissable, et libre, dont il est difficile de trouver un équivalent aujourd’hui, tant elle explore dans les moindres recoins un univers qui lui est vraiment propre, et je resterais fascinée devant ce savant dosage d’improvisation, d’expérimentation et de songwriting.

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Pour ces quelques concerts, elle sera accompagnée d’une seconde chanteuse. Je ne sais pas, si on aura affaire à une performance. Je suppose qu’il s’agira plutôt d’une “bedroom session” comme elle le dit si bien dans une longue interview qu’elle avait donné lors du City of Women Festival de Ljubljana.

Untitled 6 (extrait de Warraw)

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le site de natalie rose lebrecht

October 12, 2006

comme un matin d’été un courant d’air

Filed under: dana — dana @ 4:44 pm

là où je t’emmenerai

les champs pourpres de Patagonie

(photo par Baji)

Là où je t’emmenerai

Tu vois c’est déjà l’automne.
Du lit je contemple les collines qui descendent jusqu’aux premiers contreforts de l’Aubrac
J’aurais beau m’enfouir dans les draps, ton parfum s’est effacé depuis longtemps
Comme un con j’écoute et j’écoute encore ces violons ces mots caresses
N’étais-tu pas secouée de larmes ma belle ?
Qui le croirait n’est-ce pas ?
Je contemple, mélancolique comme un jeune homme amoureux
Comme sur le port de Santander quand je voyais partir le navire pour le nord
et un peu de ma vie aussi
Comme au bord des ruisseaux de montagne quand la nuit vient envelopper le campement
J’avais presqu’oublié ce sentiment là
On devient rude ici et dans les villes, il faut du cynisme pour survivre
Cette chanson, elle me frappe exactement où se trouve mon amour pour toi
Je contemple et devine au delà
les steppes de la vaste Patagonie, le pays des hommes de haute stature
qui se tiennent face aux vents du grand sud
Il faut bien qu’on ait du coeur n’est-ce pas pour partir vivre là bas ?
J’aime que nous nous aimions ainsi tu sais

route en patagonie

(photo by Hervé Théry)

(La chanson “Là où je t’emmenerai” interprétée par Florent Pagny a été écrite par Valérie Vega (texte) et Daran (musique). Les arrangements sont somptueux. Cette chanson n’est pas diffusée sous licence de libre diffusion. Pagny est un artiste de variété signé sur une Major. Je n’aime pas la plupart des chansons de Florent Pagny, mais celle-là, si.)

August 19, 2006

Cloud / Caravan

Filed under: jullian — jullian @ 3:07 pm

thomas bel visual

“Créé en juin 2002 pour soutenir l’artiste Rain et promouvoir son travail, le label indé: Cloud, en créant le consortium artistique Caravan, propose une alternative à la production et la distribution traditionnelles.
Le consortium artistique Caravan a pour vocation de regrouper et de fédérer des artistes autoproduits, dans le but de favoriser leur diffusion, leur promotion et leur distribution.
Sans s’enfermer dans un style unique, Caravan est orienté: Pop, Pop-expérimentale, Electro-pop, Rock, Post-rock, Musiques difficiles, Poésie…

La préoccupation principale de Caravan est de permettre à chacun des projets membres de s’accomplir en menant à bien ses expérimentations artistiques sans entraves d’aucune sorte, loin de tout formatage lié à des impératifs marketing. Une initiative alternative pour lutter contre l’uniformisation…”

Voici pour la petite présentation disponible sur le site du label. Mais plongeons un peu plus dans le détail, pour parler notammant du nouvel album de Rain, qui est donc également le fondateur de Cloud. Un musicien/producteur très prolixe, à en juger par une discographie déjà bien chargée. Sur “A dream unthreatened”, ce multi-instrumentiste émérite construit une musique ambitieuse, aux arrangements souvent complexes et d’une tonalité musicale difficile à classer, car sans cesse en mouvement, loin des références indie habituelles. On pourrait parfois rapprocher ses morceaux de l’univers d’un Peter Gabriel, par exemple, ou pour le côté plus feutré et mélancholique, de Perry Blake à ses débuts.

minus clay cover

Minus Clay, autre membre de Caravan, dévoile lui un univers plus proche du songwriting indie-folk, tout en laissant parfois la place à un certain foisonnement sonore et aux guitares planantes, comme sur l’excellent End, très Cure à vrai dire. Un album demo est en téléchargement libre intégral sur Jamendo, et on y entend déjà de très belles mélodies, livrées par une voix étrange, profonde, qui sonne comme une voix off pour film expérimentaux. Crus, volontairement rugueux, ces climats singuliers portent très bien le noir certes, mais sans pour autant tirer une tête d’enterrement…
Signalons également les autres projets auquel ce touche-à-tout participe, Dolores (excellent groupe, dont il est guitariste), Mercutio’s Dead (ambient/instrumental) et 2 Orchestra (electronica/expérimental).

Autre belle découverte sur ce consortium, le toulousain Thomas Bel, lui aussi auto-produit et seul aux manettes. Sa musique rêveuse et essentiellement instrumentale nous évoquerait plutôt un climat nordique à vrai dire, dans un havre spirituel de solitude, où le temps n’a plus prise sur soi. Intimiste, mais sûrement pas ennuyeux, comtemplatif sans être paresseux, cet univers cotonneux mérite qu’on y vagabonde quelques minutes, notammant pour le superbe titre Comfort.

Rain / Cloud / Caravan
Minus Clay on my space
Thomas Bel on my space

June 24, 2006

Musiques en Marge : les 20 ans d’Art(s) en Marge

Filed under: dana — dana @ 3:42 pm

Fondé en 1986, l’association Art(s) en Marge présente, à l’occasion de son vingtième anniversaire, mult manifestations qui permettront de découvrir ou re-découvrir, dans des contextes nouveaux, le travail des artistes “bruts” ou “outsiders”. En commençant par cet événement intitulé “Musiques en Marge”, exposition visuelle et sonore qui se déploie en deux endroits différents : au centre culturel de Flagey et à la galerie (rue Haute à Bruxelles, non loin de la porte de Halles à St-Giles).

David de Meuter et Carine Fol se sont penchés sur le cas de ces musiciens outsiders, dont un bon nombre avaient été repérés par Irwin Chusid, auteur de l’excellente somme Songs for the key of Z. Ils ont choisi de présenter des artistes qui pratiquent non seulement l’art plastique mais aussi la musique.

De Daniel Johnston, le plus connu d’entre eux, nous ne parlerons pas ici, puisqu’il est désormais une référence dans le monde des musiques indie (voir The Daniel Johnston Museum of Love).

martha grunenwald
(Martha Grunenwald)

Martha Grunenwaldt est une des artistes les plus fameuses de l’art brut. Désormais agée de 96 ans, cette femme étonnante, dont la vie fut particulièrement pénible avant sa découverte du dessin (pratique qui lui vint en “empruntant” les crayons de couleur de ses petits-enfants alors qu’elle avait 72 ans), jouait aussi du violon. Enfant, elle avait coutûme d’accompagner son père et ses deux frères dans l’orchestre des bals du dimanche. L’exposition nous offre un petit film présentant une improvisation de Martha jouant du violon accompagnée de sa fille au chant. L’ensemble est tout simplement délicieux et émouvant.


(Wesley Willis)

Wesley Willis pourrait bien devenir une star des musiques improvisées, bien que sa disparition voici trois ans l’ait empêché de poursuivre une oeuvre déjà immense (plus de 50 K7 audio), publiée en partie sur le label Alternative Tentacles fondé par l’allumé Jello Biafra (chanteur mythique des Dead Kennedy’s), un de ses plus grands fans. La musique de Wesley Willis, souvent composée et interpréte dans les rues de Chicago, jouée sur un orgue electronique (dont il se contente d’utiliser les rythmiques pré-enregistrées), donne lieu à de longues mélopées dédiées à la vie urbaine et ses dérives et jouissances : ainsi la junk food des Mac Do constitue un thème privilégié - ainsi que sa nourriture favorite comme en témoigne son imposante stature. Les dessins qu’il réalise et vend à l’occasion de ses performances urbaines sont superbes.

Pleins de mp3 en écoute sur cette page

Les accordéonistes bigarés d’Oscar Haus méritent aussi le détour, mais je vous invite aussi à glisser le casque à disposition dans l’espace de la galerie consacré à André Robillard, célèbre pour ses fusils énormes bricolés avec génie, mais aussi, ce que j’ignorais, accordéoniste à ses heures, et même bien plus que ça. Je cite le texte du catalogue : “André Robillard fait donc “sa” musique : des improvisations de percussions sur des poubelles en fer à l’aide de cartouches vides placées au bout des doigts, de l’accordéon et de l’harmonica qu’il accompagne de chants très personnels.” Bref, un véritable homme orchestre, capable de vous inventer à lui tout seul une cérémonie tribale indienne.

2 extraits de André Robillard sur Polysons:
le temps des cerises
le dénicheur

musics in the margin

Toutes les infos sur cette exposition sont sur le site d’art en marge.
Je vous conseille la brochure publiée à cette occasion et surtout le disque génialement allumé préparé par David de Meuter, et publié sur le label Sub Rosa, objet largement documenté et réunissant une dizaine de créateurs déchainés (mention spéciale pour l’étrange conteur Mc Speedy, qui officie parfois sur les ondes de Brussels FM, dans l’émission Implosief.

June 23, 2006

Secret name

Filed under: michel m. — michel m @ 8:58 am

secret name

Voici un nouveau projet franchement enthousiasmant du discret, mais néanmoins prolifique JL Prades, aka Imagho, qui livre ici une “musique qui se situe quelque part entre Low, Richard Buckner et Swell”, de son propre aveu. Secret Name dévoile un aspect moins tortueux et plus intimiste de l’auteur du sublime “Nocturnes” ou encore de “Someone controls electric guitar” sorti l’année dernière chez Hitomi recordings. De mon côté, le dépouillement et la voix à fleur de peau ne sont pas sans me rappeler un Dominique A. anglophone. Le petit plus étant les atmosphères sousjacentes développées en arrière-plan que seuls les auditeurs attentifs pourront déceler…

Secret name : So sorry
Secret name : Your voice

Pour couronner le tout, l’intégralité des productions de JL Prades sous divers noms (Secret Name donc, mais aussi Imagho, frz / imagho ou Sketches of pain) sont disponibles en téléchargement sur le site. J’y ai passé du temps à télécharger ces perles et vous devriez en faire autant, à commencer par les chefs-d’oeuvre cités ci-dessus…

Enjoy!

June 22, 2006

Ramona Cordova

Filed under: michel m. — michel m @ 4:49 pm

Bon, j’ai toujours un train de retard, mais là je me dois de dédier un petit mot à mon improbable découverte de ce mois de Juin, le bien nommé “The boy who floated freely” de Ramona Cordova. Je me suis pour une fois laissé guider par le buzz grondant sur bon nombre de blogs à ambiance folk bidouille. Il était également en tournée avec l’ami David Fenech dans toute la France ce mois-ci. Ce gars aux origines troubles et mystérieuses me fait penser à du Sentridoh avec une voix de castra inclassable, des influences gypsy très fraîches et un toucher bucolique. Le disque de mon été à venir à coup sûr. Il m’a en tout cas mis de bonne humeur pour un bon moment. L’impression obtenue est la même que lorsque j’avais pour la première fois écouté Devendra Banhart. Tout aussi singulier et original. Sorti de surcroît en licence par Clapping Music - le label plus que recommandable de my Jazzy Child-ce disque est un régal du début à la fin.

Ramona Cordova - Inside the Gypsy Bar
Ramona Cordova - Giver’s reply
Ramona Cordova - One day someday

Des videos live de Ramona Cordova!

Enjoy!

June 21, 2006

Vinaya

Filed under: michel m. — michel m @ 1:33 am

Fraîchement intégré dans l’excellent giron de nos amis de Travelling music, Vinaya construit une musique à la fois complexe et fluide sur un mode acoustique, mais pas seulement. De teneur instrumentale, ses soundscapes subtils me font penser à Glass, Reich et consorts. Classe et relaxant…

En attendant un tout nouvel album en 2007…

extrait de “Les marges” :
Il marche dans le ciel
Aube

extrait de “Les valses” :
Le jour se lève
Doux hiver

Ses disques sont disponibles chez Drunk Dog ou sur le site de Travelling Music.

Enjoy!

painting credits : Vinaya Ly

June 18, 2006

Thomas Mery : “a ship, like a ghost, like a cell”

Filed under: michel m. — michel m @ 9:43 am

a ship

Thomas Mery est certes un personnage qui signifie beaucoup pour les ultra-fans de notre scène rock underground française, tant l’influence de son ancien groupe Purr a été palpable au fil des années. Au-delà de toute considération passéiste, Thomas a pu acquérir une technique et un feeling qui lui permettent aujourd’hui de défricher une musique folk toute en arpèges fragiles mais si bien maîtrisés (On pense à Nick Drake et plus proche de nous à José Gonzales), agrémentés d’éléments electro-acoustiques, voire concrets ambiance électricité statique et dialogues de films obscures. Il y a une sensibilité totalement hors-norme qui transparaît mieux dans des showcases acoustiques tels que celui auquel je suis lamentablement arrivé plus qu’en retard hier à la -fantastique- Librairie en Marge de Paris (92, rue Jean-Pierre Timbaud). Il m’a suffit de deux morceaux pour être totalement fasciné par le style à la fois léger du finger-picking et sensuel - oui, oui - d’un chant imprégné de vécu racontant la peur de l’autre, les regrets, les années qui passent et finissent par enfouir les psychoses du passé, mais tout ceci est exprimé avec un sourire, celui d’un songwriter qui a réussi à transformer le pathos en son et en images métaphoriques. Saisissant et troublant.

“I didn’t mean to frighten you, you don’t know what i’ve been through (…) but i feel quite happy now, i think i got along somehow”

Une excellente session acoustique avec interview sur le podcast de “Selon l’humeur du chef” à ne rater sous aucun prétexte. On y découvre qu’il apprécie Nick Drake, Boards of Canada, les musiques populaires brésiliennes…. Il tente aussi d’y expliquer avec poésie la genèse des paroles des morceaux qui constituent son nouvel album “A ship, like a ghost, like a cell”.

Voici la setlist de cette session!

- une reprise de “For no one” des Beatles.
- “Node to node”
- “Sing a song”
- “Shaping places”
- new untitled song
- une reprise de “Running up that hill” de Kate Bush

t mery live

la video de “The red of the shoes” sur le site des Inrocks.

le superbe site de Thomas Mery

le site de son label : Dora Dorovitch

Enjoy!

June 14, 2006

Clogs

Filed under: michel m. — michel m @ 8:25 am

clogs

Musiciens issus de formations classiques, les quatre membres de CLOGS brouillent les cartes et chevauchent les chemins de traverse.

Après trois albums (” Thom’s Night Out “, ” Lullaby For Sue “, ” Stick Music “) salués par la critique (”a largely acoustic set of great atmosphere and originality” MOJO - “eerie, looping folk melodies…delicately bowed and struck strings [and] beautiful ‘lost at sea’ effect” THE WIRE), LANTERN leur nouvel opus creuse obstinément le sillon creusé par le duo tout en ouvrant une nouvelle fenêtre dans le paysage discographique de CLOGS : mandoline, mélodica, ukulélé ou piano viennent ici se greffer au violon, à la guitare acoustique, ou au basson, et augmentent ainsi la palette sonore de la formation.

“Pencil Stick” , extrait du précédent album “Stick music”

Un excellent live de Clogs en mp3 sur le blog “so much silence”

5/4“, extrait du nouvel album “Lantern”, chez Talitres

Enjoy!

June 10, 2006

tunng

Filed under: michel m. — michel m @ 8:46 am

tunng

tunng play a mesmerising mix of folky acoustics and busy electronica, overlaying electronic crackles, gorgeous harmonies, bewitching mantras and synthetic beats that are reminiscent of early Beta Band, ‘The Wicker Man’ soundtrack and Four Tet.

Sublime et subtil alliage de sonorités acoustiques, organiques et électroniques, rafraichissant!

extraits de “mother’s daughter and other songs”: tale from black et mother’s daughter

extrait de “The pioneers” : Pool beneath the pond

extrait du tout nouvel album sorti en france chez Talitres tout récemment : Woodcat

Enjoy! It’s summertime!

June 8, 2006

tagada x4

Filed under: delphine — delphine @ 6:34 pm

tagadax4

Trois vidéos à télécharger (cliquer droit, enregistrer sous) (taille du fichier: env. 10m0)…
du rock “biblique” (enregistré en aout 2004) !!!

Car dieu m’est témoin
Dieu notre sauveur
lithurgie

June 6, 2006

jullian Angel : Life was the answer

Filed under: dana — dana @ 10:05 pm

life was the answer

jullian angel sur another record

le site de jullian

son blog

et 5 chansons à télécharger sur another record

tout ceci sous licence Creative Commons nc nd 2.0.

creative commons nc nd 2.0

Je hais les chroniques de disque. Alors excuse moi Jullian d’en écrire une quand même, je ne suis pas à un paradoxe près. On a fait du chemin depuis que tu m’as envoyé par la poste ce petit colis, avec les chansons de Melancolic Extasy dedans - ou Melancolic ecstasy ou ectasy - je n’ai jamais su écrire ce mot, et pourtant c’est bien toi ça, la mélancholie poussée jusqu’à l’extase, l’intériorité en flamme : tu n’as pas beaucoup changé depuis lors, et moi non plus - à cela près que j’ai arrêté la musique, et que tu viens de publier un des plus beaux disques que j’ai jamais écouté - mais bon, ça n’a pas beaucoup d’importance, ça n’empêchera pas les hommes de s’entretuer, les femmes d’attendre les hommes partis au combat et qui ne reviendrons peut-être pas, les enfants de jouer sous les bombes.

C’est étrange d’ailleurs, ces chansons d’un monde en ruine, ces histoires que tu racontes, comment tu vois le monde de chez toi, la sagacité dont ces récits sont empreints, la lucidité. Pas la peine de parcourir le monde en tous sens pour en sentir la peine et les cendres. Tu sais que Life was the answer est un album sérieux ? Je veux dire par là qu’il est sérieux comme la tragédie des hommes, ce n’est pas tous les jours qu’on écrit des disques sur un tel sujet. Bon, évidemment, cet aspect des choses échappera aux critiques, qui diront je ne sais quoi, qui nous produiront deux trois clichés glissés entre les mots “pop” et “folk”. La vie, donc, était la réponse ? Hé bien je suis heureux de te l’entendre dire, j’en suis persuadé aussi, reste à la conquérir : ce n’est pas femme facile la vie, il faut la séduire, déployer tous les charmes du monde, et la musique est un philtre d’amour, et tu es l’alchimiste qui connaît mieux que personne les secrets de ces philtres. Je t’imagine ces mois durant cueillant patiemment les ingrédients du mélange parfait, découpant les tiges et les feuilles avec soin, cent fois sur l’ouvrage te penchant, à la recherche de la formule qui saisit les coeurs. Qui donc voulais tu séduire ainsi ? la vie sans doute. L’art est l’érotisation de la vie. “The world is abouding” disait ce penseur sauvage (feyerabend). Tes chansons pourraient bien être le tendre moteur de nombreuses vies ici bas : ce qui motive, aide à mettre un pied devant l’autre au matin, redresser le torse, humer l’air intense du jour, tristement sourire aux femmes qui passent. Il y a des gens , quand tu regardes leur yeux, il semble qu’ils viennent de si loin, leur regard s’ancre dans une histoire épaisse et dense. Comme ta musique.

J’ignore si ce disque aura du succès. J’aimerais qu’il en soit ainsi. Cela redonnerait du baûme au coeur à bien des gens que je connais. Mais bon.. Les temps sont durs et la stupidité règne - en attendant pire et les bruits de bottes. La plupart sont à genoux devant les affiches et les écrans clinquants. la plupart attende qu’on leur dise quoi penser et devant quoi jouir. les autres se la jouent et n’écoutent pas car ils ont déjà tout entendu - ils entendent avant d’écouter. Parce que tu viens de nulle part, parce que ce disque s’enracine en toi, il es inactuel, je le crains. peut-être ailleurs, sous d’autres cieux, il pourrait s’avérer salutaire - à vrai dire, il l’est déjà, salutaire, avec son lyrisme assumé, sa jouissance mélodique élégante et racée, comme les beaux chevaux du pays où je vis, qui ont toute une montagne pour territoire, libres et sauvages.

Allez, je te souhaite, par delà ces chansons, tout l’amour qu’on te doit.

May 28, 2006

Loyola - Should try to hate ep

Filed under: michel m. — michel m @ 10:27 am

loyola

Publié sur le web mi décembre 2005, mais découvert très fraîchement, ce sublime mp3 ep intitulé “Should try to hate”.
Toujours aussi Herzfeld dans l’approche vintage du son et des compositions, on accroche instantanément à ces quatre titres adorables.

Loyola - Never far from you
Loyola - Honey
Loyola - Black-hearted hate
Loyola - Show-up

Enjoy!

May 26, 2006

Some Tweetlove

Filed under: michel m. — michel m @ 5:38 pm



Nouvelle sortie de Matamore recordings, le nouvel album de Some Tweetlove “Cafard mondial” dévoile une musique introspective et subtile, classieuse et légère, voire bucolique à l’instar des oiseaux roses qui ornent  sa pochette magnifique.

extraits de “Cafard mondial”

Some Tweetlove - Marchin

Some Tweetlove - Jean-Paul III


Le site (laconique) du groupe
Leur page Myspace
et le site du label belge Matamore recordings

May 24, 2006

psapp = glitch pop?

Filed under: michel m. — michel m @ 6:42 pm

psapp 1

extrait de la présentation du duo sur le site d’Asphalt Duchess
‘Psapp, c’est le bruit que vous entendez quand vous remplissez un sachet enplastique avec des glaçons, le balancez du plafond par un fil contre une grande boîte en carton jusqu’à cequ’il se déchire. Vous samplez tout ce foutoir et en faîtes le point de depart d’une chanson… Mélodies fraîches et immédiates, assemblages électroniques, violons pincés et claviers enfantins, fragments de bruits ou micros oubliés sous la pluie.”

…. sans oublier la voix sublimement assurée et rêveuse de Galia Durant.

Au final un mélange subtil et habile de Stereolab et Coco Rosie, tout en finesse; moins qrandiloquent que les premiers et plus hi-fi (ou moins lo-fi, c’est selon…) que les dernières.

ou comme ils le disent eux-même sur leur page Myspace:
“a cat let loose with a sampler and some ill children”

extraits du nouvel album :”The only thing i ever wanted” (Domino)
psapp - new rubbers

psapp - tricycle

extraits de l’excellentissime : “Tiger, my friend” (Leaf label / Asphalt Duchess)
psapp - Calm Down (2004)

psapp - Curuncula (2004)

une video de “About fun”

le site web de psapp
la page de psapp chez Domino

Enjoy!

May 22, 2006

My name is nobody

Filed under: michel m. — michel m @ 8:48 pm

my name is nobody

“My name is nobody, taken from Jim Jarmusch’s “Dead Man” , is Vincent Dupas’ musical project .
Influenced by American music and culture as a whole (John Fante, les Frères Coen, Palace, Johnny Cash, Slint…), his music is gentle stroll through country, pop and folk songs.
Growing up close to his friends Jonathan Seilman aka This Melodramatic Sauna (5 years in the same band) and Eric Pasquereau aka The Patriotic Sunday It is perfectly natural for My name is nobody to take part in the Collectif Effervescence once Vincent had opened his drawer and heart to old tapes of Palace Brothers and Leonard Cohen.
Creating My name is nobody, acoustic guitar in hands and bittersweet
ballades in his head.”

A découvrir sans tarder, le superbe album de My name is nobody,
de toute évidence, rejeton de Will Oldham dans nos contrées. On pense automatiquement aux bons vieux albums des Palace Bothers à l’écoute du sublimissime “Little Chick”.
Le reste de l’album est tout aussi attachant.

Point de mp3s disponibles mais des titres en streaming sur le site du Collectif
Effervescence.

et sur la page Myspace du bonhomme
et surtout une super video live ici

Enjoy!
my name 2

May 21, 2006

Have a good night

Filed under: eOLe — eOLe @ 10:18 am

cover

Have a good night est une compilation de berceuses réalisée par le net-label Blog up musique pour la naissance de l’enfant de son créateur (du moins d’après ce que j’ai cru comprendre !). On retrouvera dessus 17 chansons de 17 artistes folk de très grande qualité (dont notre très chère Half Asleep !) :

Faris Nourallah [USA]
Jana Hunter [USA]
Ramona Cordova [USA]
Au Revoir Simone [USA]
Liz Janes & Create (!) [USA]
Quincannon [France]
Eric Ramsey & Milkymee [Suède - France]
Aujourd’hui Madame [France]
Thunderegg [USA]
Fuck Buddies & Tutu Clash [France]
The Metasciences [USA]
Dawn Landes [USA]
Let’s go sailing [USA]
Salim Nourallah [USA]
Lisa Cerbone [USA]
Half Asleep [Belgique]
The Cedars [USA]

Cette compilation est entièrement téléchargeable ici sous licence libre Creative Commons.
Creative Commons by nc nd

L’auditeur peut même choisir sa pochette parmi une dizaine dessinées par des enfants (dos du boitier ici).

May 19, 2006

Compilation néerlandaise de titres Creative Commons

Filed under: franck — franck @ 10:08 am

Je découvre aujourd’hui un article dans le webzine Ratiatum qui présente la sortie d’une compilation vendue au Pays-Bas et composée de 19 chansons en Creative Commons. On y trouve un peu de tout, rock, métal, pop, hip-hop…
Ces chansons sont téléchargeables sur le site Simuze à cet endroit avec sa pochette en pdf.
Une version zippée de la compil est dispo ici.

Rappelons qu’en France Unique Record a sorti le 1er album en licence CC avec Half Asleep et Another record la 1ère compil entièrement en CC avec Sweets for the wild 2.

May 17, 2006

Julia Vorontsova

Filed under: delphine — delphine @ 12:45 pm

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Rome
Over

Inutile de comprendre le russe, pour savourer ces deux bijoux folk de la jeune chanteuse Julia Vorontsova, récemment exilée à Paris.

le site de Julia Vorontsova