Songs to the sirens


February 1, 2007

Roken is Dodelijk

Filed under: jullian — jullian @ 12:08 pm

roken live

Lille, fin novembre 2006… Cette semaine-là, j’avais été voir ce même groupe à 2 reprises, et il y aura d’autres occasions sûrement, puisque quand on aime on ne compte pas…
Les Roken is dodelijk ont deux grandes qualités : leur musique et leur humour. En espérant qu’ils réussissent à garder les deux sur le chemin tortueux du “succès” (qui leur titille le bout du mégot ces temps-ci).

La première fois, je les avais vus dans un café, après une petite trotte d’une demi-heure à pied (j’ai du mal avec les raccourcis, il faut dire), avec le duo folk low-fi Tapeworm en première partie. Très détendus, jouant devant un public de fidèles, ils ont plus qu’enthousiasmer avec cette indie-pop finement ciselée, ces chansons acoustiques au départ, presque intimistes parfois, que le renfort d’un groupe de rock transforme en ritournelles imparables. Et en plus, le chanteur a une faculté certaine pour remplir de séquences humoristiques les blancs qu’il laisse parfois entre 2 morceaux… Rendez-vous fût donc pris pour le concert suivant, à la Malterie cette fois, un dimanche en fin d’après-midi.

Plus tendus en début de set (l’enjeu était plus important, en première partie du groupe américain Danielson), devant une salle comble, Le Roken crew est monté creshendo pour finir bien plus libéré, avec notammant We’re stone, et leur “single interplanétaire”, Never. Vraiment un très bon moment, et on sent que le groupe peut amener ces morceaux encore plus loin, avec un brin de folie supplémentaire, un côté Roken is psykiatrijc. Mais dodelijk, c’est déjà “mortel”, comme on dit…

Roken is dodelijk on Myspace

December 8, 2006

DOLORES

Filed under: jullian — jullian @ 11:02 pm

dolores1

J’imagine des paysages industriels. Une étendue de bâtiments d’apparences désertes, intacts mais abandonnés. C’est une architecture un peu futuriste, mais relativement proche d’autres décors contemporains.
Et cette terre grisâtre affiche son indifférence, sa neutralité apparente ; mais entre deux soudures usées, elle saigne les douleurs d’êtres de chair et de sang, elle transpire leurs mémoires câbossées. Déjà oubliés, noyés sous une couche d’éternel… Evanouies leurs histoires, ces vies simples, menées tortueusement, sans le confort de la tranquilité d’esprit. Désarroi urbain, spleen post-industriel… Troubles pre-apocalyptique.

Je me figure les vestiges de cette civilisation. Les hommes ont disparu, mais le paysage demeure pratiquement intact. Et des échos reviennent, résonnent d’une paroi d’acier contre une autre, se reforment, tourbillonnent jusqu’à restituer les sons, le bruit des machines, la froideur du lieu, autant que son caractère parfois hospitalier.

Des bruits éparpillés. L’urgence d’un souffle de clavier, d’une guitare décharnée qui jette ses arpèges comme on vide ses poches, ses dernières cartouches, avant de passer au contrôle des âmes… La voix se précise, revient à la surface. Un phrasé trainant, une tonalité sèche, des mots qui s’excusent presque de sortir si crûment, si sincères…

dolores2

J’entends maintenant distinctement des morceaux entiers, des Brand new ridicule, Obscene, Three extracted teeth, qui crachent ce blues moderne, déguisé en habits de Cold-wave lancinante. Je les perçois… fascinants, intriguants, étonnammant libérés, hors d’âge et d’influences patentes…

J’ai rêvé le paysage, l’époque, mais pas la musique… Le groupe existe. Avant la fin des temps, il oeuvrait sous ce nom : Dolores.

Dolores on my space

August 19, 2006

Cloud / Caravan

Filed under: jullian — jullian @ 3:07 pm

thomas bel visual

“Créé en juin 2002 pour soutenir l’artiste Rain et promouvoir son travail, le label indé: Cloud, en créant le consortium artistique Caravan, propose une alternative à la production et la distribution traditionnelles.
Le consortium artistique Caravan a pour vocation de regrouper et de fédérer des artistes autoproduits, dans le but de favoriser leur diffusion, leur promotion et leur distribution.
Sans s’enfermer dans un style unique, Caravan est orienté: Pop, Pop-expérimentale, Electro-pop, Rock, Post-rock, Musiques difficiles, Poésie…

La préoccupation principale de Caravan est de permettre à chacun des projets membres de s’accomplir en menant à bien ses expérimentations artistiques sans entraves d’aucune sorte, loin de tout formatage lié à des impératifs marketing. Une initiative alternative pour lutter contre l’uniformisation…”

Voici pour la petite présentation disponible sur le site du label. Mais plongeons un peu plus dans le détail, pour parler notammant du nouvel album de Rain, qui est donc également le fondateur de Cloud. Un musicien/producteur très prolixe, à en juger par une discographie déjà bien chargée. Sur “A dream unthreatened”, ce multi-instrumentiste émérite construit une musique ambitieuse, aux arrangements souvent complexes et d’une tonalité musicale difficile à classer, car sans cesse en mouvement, loin des références indie habituelles. On pourrait parfois rapprocher ses morceaux de l’univers d’un Peter Gabriel, par exemple, ou pour le côté plus feutré et mélancholique, de Perry Blake à ses débuts.

minus clay cover

Minus Clay, autre membre de Caravan, dévoile lui un univers plus proche du songwriting indie-folk, tout en laissant parfois la place à un certain foisonnement sonore et aux guitares planantes, comme sur l’excellent End, très Cure à vrai dire. Un album demo est en téléchargement libre intégral sur Jamendo, et on y entend déjà de très belles mélodies, livrées par une voix étrange, profonde, qui sonne comme une voix off pour film expérimentaux. Crus, volontairement rugueux, ces climats singuliers portent très bien le noir certes, mais sans pour autant tirer une tête d’enterrement…
Signalons également les autres projets auquel ce touche-à-tout participe, Dolores (excellent groupe, dont il est guitariste), Mercutio’s Dead (ambient/instrumental) et 2 Orchestra (electronica/expérimental).

Autre belle découverte sur ce consortium, le toulousain Thomas Bel, lui aussi auto-produit et seul aux manettes. Sa musique rêveuse et essentiellement instrumentale nous évoquerait plutôt un climat nordique à vrai dire, dans un havre spirituel de solitude, où le temps n’a plus prise sur soi. Intimiste, mais sûrement pas ennuyeux, comtemplatif sans être paresseux, cet univers cotonneux mérite qu’on y vagabonde quelques minutes, notammant pour le superbe titre Comfort.

Rain / Cloud / Caravan
Minus Clay on my space
Thomas Bel on my space

January 28, 2006

The Evpatoria Report

Filed under: jullian — jullian @ 12:27 am

Evpatoria report-visual

Le post-rock ne s’écoute pas à faible volume, sur un PC bruyant. J’en ai repris conscience en redécouvrant récemment, quelques mois après une première écoute trop distraite, le somptueux premier opus de The Evpatoria Report (sorti sur Shayo Music, excellent label suisse). Pour apprécier les montées d’intensité, les accalmies distillées par ce genre de groupe (dans la droite lignée de Godspeed you black emperor, Mogwaï), il vaut mieux un bon niveau sonore, et de préférence sur une vraie chaine (oui, ces glorieux instruments du passé qui permettaient encore d’écouter de la musique sans un fond de buzz d’ordi permanent…).

Golevka est le genre d’album qui forme un tout, difficile à fragmenter, ou à décrire, un condensé de ce que le post-rock nous réserve de meilleur : les montées de guitares, les cordes mélancoliques, etc…. Vrai régal pour les amateurs, et un magnifique album du genre, parfaitement maitrisé, dosé. Je regrette d’ailleurs d’en parler seulement maintenant, alors qu’il est sorti début 2005. Disons que ceci est une post-chronique.

Extraits sur leur website

January 25, 2006

People on holiday

Filed under: jullian — jullian @ 1:10 am

people on holiday

Is it a new Gnu ? Mais d’abord, que signifie ce Gnu, qui s’invite dans le titre du premier lp des People on Holiday ? Allez, s’il s’agit d’une abréviation, je dirais volontiers “Groupe Non Uniformisé”, pour le caractère inclassable de ce rock sans âge, sans nationalité, sans message clair : ce nouveau Gnu est-il naturellement déjanté, ou s’agit-il d’un gnu marginal, un genre de psyché-gnu, voire un baba-gnu qui aurait traversé le punk, puis la new-wave, jusqu’à gnu… euh, jusqu’à nous.

A l’écoute du disque, on cherche les réponses en vain. Pas très loquace le gnu, mais très remuant, pour ça oui. On croit souvent frôler le math-rock, mais c’est plutôt l’ombre des Doors qu’on aperçoit, tendance Alabama song, à travers d’improbables chansons de bars, joyeusement tourmentées.

Mais attention, le Gnu sait aussi avoir un coeur de brebis ; et quand soudain le trio des People on Holiday baisse sa garde, c’est pour nous livrer le meilleur, avec les deux derniers titres de l’album, qui nous laissent à gnu… à genoux, voulais-je dire.

1er album : Is it a new Gnu ? (Odette productions)
website

December 13, 2005

Cinema

Filed under: jullian — jullian @ 1:33 am

cinema

Collect them all

A l’origine du projet Cinema, on retrouve en fait une moitié de Fante, le quatuor lillois, qu’on avait pu découvrir sur la compilation Sweets for the wild. Mais ne cherchez pas d’autre lien à priori que celui-là, entre 2 univers très différents ; Cinema n’a rien d’un rock-band, et s’apparente plutôt à une bande-son déjantée pour films imaginaires (un peu à la manière de The passengers, le projet Eno/U2 dans les 90’s). Clairement obsédée par le 7ème art donc, la musique de Reivilo et Pacino se nourrit de bidouillages éléctroniques en tous genre, de funk, de pop synthétique, de samples improbables, et elle ignore subtilement les codes habituels du bon goût, sans jamais sombrer dans le kitch. Il suffit de se remérorer certains disques de Prince pour mieux comprendre l’esprit du projet : ni série B, ni blockbuster, juste à part.

Le tout est résolument ludique, comme en témoigne ce morceau de bravoure Collect them all, un parfait single en son genre. A noter que Cinema, projet auto-produit, cherche preneur… Avis aux nababs de passage sur ce forum.

April 22, 2005

Pas de printemps pour Marnie

Filed under: jullian — jullian @ 11:29 pm

Loveless cover
page téléchargements

Projet-concept à base de reprises electro-pop de My Bloody Valentine… Inattendu et vraiment réussi. On perd le mur de guitares distordues, mais on y découvre de fines mélodies, agréablement servies par une production raffinée, sobre et envoûtante.

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eOLe

Filed under: jullian — jullian @ 11:08 pm

eOLe visual
The treefrog

Guitariste de Shapeless puis d’Overflow.inc, eOLe a commencé la musique à l’âge de 6 ans par des cours de piano classique, mais 10 ans plus tard, la découverte de la guitare et de ses nombreuses potentialités sonores lui ouvre de nouveaux horizons.
Poète à ses heures il mêle dans son univers post-rock, folk, pop, prose et vision parfois mélancolique. Il ajoute au Kollectif No shape music une note de romantisme.

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Kollectif No Shape Music

CC

April 21, 2005

POlyéthylène

Filed under: jullian — jullian @ 3:11 pm

Polyethylene logo
Monster

Nouveau site pour Polyethylene, avec encore plus de choses à télécharger, même des vidéos… On ne se lasse pas de cette pop low-fi concoctée par nos amis Marseillais.

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April 20, 2005

Onili

Filed under: jullian — jullian @ 2:04 pm

singing Onili
Fuck it
The beloved’s cry

Onili a connu un parcours musical des plus riches et éclectiques en seulement quelques années… Derrière ce nom, se cache en fait une chanteuse, Nili, qui après avoir longtemps joué en France, habite maintenant en Israel, où elle prépare un nouvel album. Son goût des collaborations l’a déjà menée sur divers sentiers musicaux, du folk à l’electro-pop… Des choix pertinents, servis par une voix exceptionelle.

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April 16, 2005

Moj Rakety Vvehr

Filed under: jullian — jullian @ 10:46 pm

Album cover

14:52

Un groupe russe (de Moscou), qui nous a contacté il y a quelques mois, et nous a offert un joli choc à l’écoute de ce titre “14:52″, post-rock épique, en droite lignée de mogwaï, ride. Le reste de l’album est plus dans une veine noisy-rock américain, post-grunge, et ce titre fait presque figure d’exception. Ca tombe bien, car il est vraiment exceptionnel…

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April 15, 2005

Fante

Filed under: jullian — jullian @ 10:29 pm

Fante visuel

Great babes

Ce trio lillois puise autant son essence dans le cinéma, la littérature (leur nom est emprunté au célèbre écrivain américain), que dans ses influences musicales diverses. De la pop-song tranchante au post-rock instrumental, ils révèlent un univers joliment singulier, qui évoque par instants The Cure, Nick Cave ou encore The Smashing Pumpkins. Le groupe vient d’enregistrer une nouvelle démo 6 titres, dont ce Great babes, morceau très prometteur et juste reflet de leur son brut mais savant.

autres titres

People on holiday

Filed under: jullian — jullian @ 10:07 pm

couv people on holiday

Stupid flash

Inspiré par Radiohead, le Velvet Underground, Jeff Buckley ou encore les Beatles, le groupe s’est créé en janvier 2002 grâce à la rencontre d’Eric Cihigoyenetche (guitare, chant), de Laurent Mounier (batterie), et d’Emily Soler (basse).C’est en concert que les morceaux de People On Holiday prennent toute leur ampleur, servis par un jeu de scène parfois déroutant mais toujours rock’n roll.