October 12, 2006
là où je t’emmenerai

(photo par Baji)
Là où je t’emmenerai
Tu vois c’est déjà l’automne.
Du lit je contemple les collines qui descendent jusqu’aux premiers contreforts de l’Aubrac
J’aurais beau m’enfouir dans les draps, ton parfum s’est effacé depuis longtemps
Comme un con j’écoute et j’écoute encore ces violons ces mots caresses
N’étais-tu pas secouée de larmes ma belle ?
Qui le croirait n’est-ce pas ?
Je contemple, mélancolique comme un jeune homme amoureux
Comme sur le port de Santander quand je voyais partir le navire pour le nord
et un peu de ma vie aussi
Comme au bord des ruisseaux de montagne quand la nuit vient envelopper le campement
J’avais presqu’oublié ce sentiment là
On devient rude ici et dans les villes, il faut du cynisme pour survivre
Cette chanson, elle me frappe exactement où se trouve mon amour pour toi
Je contemple et devine au delà
les steppes de la vaste Patagonie, le pays des hommes de haute stature
qui se tiennent face aux vents du grand sud
Il faut bien qu’on ait du coeur n’est-ce pas pour partir vivre là bas ?
J’aime que nous nous aimions ainsi tu sais

(photo by Hervé Théry)
(La chanson “Là où je t’emmenerai” interprétée par Florent Pagny a été écrite par Valérie Vega (texte) et Daran (musique). Les arrangements sont somptueux. Cette chanson n’est pas diffusée sous licence de libre diffusion. Pagny est un artiste de variété signé sur une Major. Je n’aime pas la plupart des chansons de Florent Pagny, mais celle-là, si.)
June 24, 2006
Fondé en 1986, l’association Art(s) en Marge présente, à l’occasion de son vingtième anniversaire, mult manifestations qui permettront de découvrir ou re-découvrir, dans des contextes nouveaux, le travail des artistes “bruts” ou “outsiders”. En commençant par cet événement intitulé “Musiques en Marge”, exposition visuelle et sonore qui se déploie en deux endroits différents : au centre culturel de Flagey et à la galerie (rue Haute à Bruxelles, non loin de la porte de Halles à St-Giles).
David de Meuter et Carine Fol se sont penchés sur le cas de ces musiciens outsiders, dont un bon nombre avaient été repérés par Irwin Chusid, auteur de l’excellente somme Songs for the key of Z. Ils ont choisi de présenter des artistes qui pratiquent non seulement l’art plastique mais aussi la musique.
De Daniel Johnston, le plus connu d’entre eux, nous ne parlerons pas ici, puisqu’il est désormais une référence dans le monde des musiques indie (voir The Daniel Johnston Museum of Love).

(Martha Grunenwald)
Martha Grunenwaldt est une des artistes les plus fameuses de l’art brut. Désormais agée de 96 ans, cette femme étonnante, dont la vie fut particulièrement pénible avant sa découverte du dessin (pratique qui lui vint en “empruntant” les crayons de couleur de ses petits-enfants alors qu’elle avait 72 ans), jouait aussi du violon. Enfant, elle avait coutûme d’accompagner son père et ses deux frères dans l’orchestre des bals du dimanche. L’exposition nous offre un petit film présentant une improvisation de Martha jouant du violon accompagnée de sa fille au chant. L’ensemble est tout simplement délicieux et émouvant.

(Wesley Willis)
Wesley Willis pourrait bien devenir une star des musiques improvisées, bien que sa disparition voici trois ans l’ait empêché de poursuivre une oeuvre déjà immense (plus de 50 K7 audio), publiée en partie sur le label Alternative Tentacles fondé par l’allumé Jello Biafra (chanteur mythique des Dead Kennedy’s), un de ses plus grands fans. La musique de Wesley Willis, souvent composée et interpréte dans les rues de Chicago, jouée sur un orgue electronique (dont il se contente d’utiliser les rythmiques pré-enregistrées), donne lieu à de longues mélopées dédiées à la vie urbaine et ses dérives et jouissances : ainsi la junk food des Mac Do constitue un thème privilégié - ainsi que sa nourriture favorite comme en témoigne son imposante stature. Les dessins qu’il réalise et vend à l’occasion de ses performances urbaines sont superbes.
Pleins de mp3 en écoute sur cette page
Les accordéonistes bigarés d’Oscar Haus méritent aussi le détour, mais je vous invite aussi à glisser le casque à disposition dans l’espace de la galerie consacré à André Robillard, célèbre pour ses fusils énormes bricolés avec génie, mais aussi, ce que j’ignorais, accordéoniste à ses heures, et même bien plus que ça. Je cite le texte du catalogue : “André Robillard fait donc “sa” musique : des improvisations de percussions sur des poubelles en fer à l’aide de cartouches vides placées au bout des doigts, de l’accordéon et de l’harmonica qu’il accompagne de chants très personnels.” Bref, un véritable homme orchestre, capable de vous inventer à lui tout seul une cérémonie tribale indienne.
2 extraits de André Robillard sur Polysons:
le temps des cerises
le dénicheur

Toutes les infos sur cette exposition sont sur le site d’art en marge.
Je vous conseille la brochure publiée à cette occasion et surtout le disque génialement allumé préparé par David de Meuter, et publié sur le label Sub Rosa, objet largement documenté et réunissant une dizaine de créateurs déchainés (mention spéciale pour l’étrange conteur Mc Speedy, qui officie parfois sur les ondes de Brussels FM, dans l’émission Implosief.
June 6, 2006

jullian angel sur another record
le site de jullian
son blog
et 5 chansons à télécharger sur another record
tout ceci sous licence Creative Commons nc nd 2.0.

Je hais les chroniques de disque. Alors excuse moi Jullian d’en écrire une quand même, je ne suis pas à un paradoxe près. On a fait du chemin depuis que tu m’as envoyé par la poste ce petit colis, avec les chansons de Melancolic Extasy dedans - ou Melancolic ecstasy ou ectasy - je n’ai jamais su écrire ce mot, et pourtant c’est bien toi ça, la mélancholie poussée jusqu’à l’extase, l’intériorité en flamme : tu n’as pas beaucoup changé depuis lors, et moi non plus - à cela près que j’ai arrêté la musique, et que tu viens de publier un des plus beaux disques que j’ai jamais écouté - mais bon, ça n’a pas beaucoup d’importance, ça n’empêchera pas les hommes de s’entretuer, les femmes d’attendre les hommes partis au combat et qui ne reviendrons peut-être pas, les enfants de jouer sous les bombes.
C’est étrange d’ailleurs, ces chansons d’un monde en ruine, ces histoires que tu racontes, comment tu vois le monde de chez toi, la sagacité dont ces récits sont empreints, la lucidité. Pas la peine de parcourir le monde en tous sens pour en sentir la peine et les cendres. Tu sais que Life was the answer est un album sérieux ? Je veux dire par là qu’il est sérieux comme la tragédie des hommes, ce n’est pas tous les jours qu’on écrit des disques sur un tel sujet. Bon, évidemment, cet aspect des choses échappera aux critiques, qui diront je ne sais quoi, qui nous produiront deux trois clichés glissés entre les mots “pop” et “folk”. La vie, donc, était la réponse ? Hé bien je suis heureux de te l’entendre dire, j’en suis persuadé aussi, reste à la conquérir : ce n’est pas femme facile la vie, il faut la séduire, déployer tous les charmes du monde, et la musique est un philtre d’amour, et tu es l’alchimiste qui connaît mieux que personne les secrets de ces philtres. Je t’imagine ces mois durant cueillant patiemment les ingrédients du mélange parfait, découpant les tiges et les feuilles avec soin, cent fois sur l’ouvrage te penchant, à la recherche de la formule qui saisit les coeurs. Qui donc voulais tu séduire ainsi ? la vie sans doute. L’art est l’érotisation de la vie. “The world is abouding” disait ce penseur sauvage (feyerabend). Tes chansons pourraient bien être le tendre moteur de nombreuses vies ici bas : ce qui motive, aide à mettre un pied devant l’autre au matin, redresser le torse, humer l’air intense du jour, tristement sourire aux femmes qui passent. Il y a des gens , quand tu regardes leur yeux, il semble qu’ils viennent de si loin, leur regard s’ancre dans une histoire épaisse et dense. Comme ta musique.
J’ignore si ce disque aura du succès. J’aimerais qu’il en soit ainsi. Cela redonnerait du baûme au coeur à bien des gens que je connais. Mais bon.. Les temps sont durs et la stupidité règne - en attendant pire et les bruits de bottes. La plupart sont à genoux devant les affiches et les écrans clinquants. la plupart attende qu’on leur dise quoi penser et devant quoi jouir. les autres se la jouent et n’écoutent pas car ils ont déjà tout entendu - ils entendent avant d’écouter. Parce que tu viens de nulle part, parce que ce disque s’enracine en toi, il es inactuel, je le crains. peut-être ailleurs, sous d’autres cieux, il pourrait s’avérer salutaire - à vrai dire, il l’est déjà, salutaire, avec son lyrisme assumé, sa jouissance mélodique élégante et racée, comme les beaux chevaux du pays où je vis, qui ont toute une montagne pour territoire, libres et sauvages.
Allez, je te souhaite, par delà ces chansons, tout l’amour qu’on te doit.
April 2, 2006
télécharger l’album entier sur archive.org
le site de greed recordings

Pour plus d’infos, visiter : dadaouiabe
ou : folk songs will kill me at the end
être compris, vous savez…..être aimé, vous savez…
TOI AUSSI LE DJEUNES : écris ta chronique de dana hilliot sans te fatiguer !
Les chroniqueurs de musique sont, nous le savons, débordés. Les piles de disques attendent dans un coin de la cuisine, des pages entières de notes s’amoncellent dans un coin du bureau, et quelques cartons attendent encore d’être ouverts, et l’on a bien raison de s’inquiéter de leur contenu : des disques probablement, encore des disques !
Dans ma légendaire générosité, j’ai voulu donner un coup de main à tous les chroniqueurs qui recevront mon prochain disque en leur fournissant à l’avance une collection d’opinions qu’on pourrait éventuellement produire à son écoute. Si bien qu’à tout prendre, il doit être possible de publier un texte relativement fidèle à ma musique en s’inspirant des idées listées ci-dessous, sans même prendre la peine de l’écouter.
Donc, voici le nouveau disque de Dana Hilliot and his friends (c’est-à-dire moi : si vous avez besoin de photos il y en a plein sur flickr, et comme je suis totalement exhibitionniste, on m’y verra aussi tout nu).
Un bref rappel évidemment s’impose concernant l’auteur, lequel est :
- “le fondateur de l’excellent / micro / petit / intransigeant / courageux / gigantesque (etc..) label another record.”
et/ou :
- ” Un militant des licences de libre diffusion / creative commons, depuis quelques années”
- un mélange bizarroide de hippie / punk / beauf / intellectuel / écolo / mystique / dandy/ ex-athlète de haut-niveau/ randonneur au long cour/ex-alcoolique/ ex-prof de philo; etc..
Si on veut vraiment faire dans le cultivé (tout dépend du public visé) on peut rappeler que dana hilliot est un pseudo emprunté à un livre de Malcolm Lowry (ce qui n’est pas sans signification mais bon..)
- le disque s’appele Misfit (qui est un mot anglais qui veut dire entre autre : “inadapté”, et là on peut faire référence ou bien au film de John Huston - tiré d’un livre d’Arthur Miller - ou bien à l’album de Morrissey : “maladjusted” ou bien rappeler que l’auteur l’est, effectivement, inadapté, vu qu’il s’est réfugié au fin fond de nulle part pour échapper à l’agitation des villes - c’est-à-dire très loin de Paris, dans une région qu’on appele le Cantal, où on fabrique le fromage du même nom)
passons à la critique musicale de ce disque (misfit)
Choisir entre ces différentes formules :
a) “On est frappé par le minimalisme de l’album, l’instrumentation réduite au minimum, quelques voix, un piano qui n’est même pas un vrai piano” (se féliciter ou regretter ce minimalisme, au choix). On notera qu’une certaine Delphine Dora (auteur de plusieurs enregistrements étranges et hallucinés) joue la plupart des parties de clavier, et chante aussi.
b) “L’ambiance générale est comme à l’habitude : triste / mélancolique / dépressive / lo-fi / ennuyeuse / répétitive etc.. (au choix)
c) “Certaines chansons mêlent des voix étranges dont [très important !!] celle de Half Asleep [préciser ici : mystérieuse / envoutante / profonde etc..] et de Delphine Dora [préciser ici : mystérieuse / envoutante etc..]
“On regrette comme d’habitude l’accent du chanteur, dont on se demande s’il ne ferait pas mieux en définitive d’écrire pour les autres, tant ce défaut perturbe l’auditeur à la longue.”
un mot sur les textes tout de même :
“Les histoires que racontent Dana Hilliot sont toujours les mêmes : des amours avortés, des souvenirs teintés de cynisme, avec en prime un coming out négligemment glissé au coeur de l’album : l’auteur aurait eu des expériences homosexuelles - il demeure toutefois un doute sur la sincérité de l’auteur : se peut-il que sa vie sexuelle soit aussi riche qu’il le dit ? ”
En conclusion :
“on est certes loin de la maitrise affichée sur l’abum “I was a rabbit and I won”. Dana Hilliot reste toutefois un honnête songwriter, un artisan modèste, qui sait heureusement s’entourer/ qui devrait sans doute se renouveller / qui ferait mieux de faire de la couture .”
March 6, 2006
en avant-première de son nouvel album à venir très prochainement chez Sony Music, voici en exclusivité un clip et un titre inédits de dada l’idiot. On retrouve ici le sens du swing de cet artiste méconnu.
lalala
et son site web exclusif avec d’autres clips et d’autres chansons !
écoutez le titre hommage “merci dada” composé par miss adelyne and her friend (singing and playing): merci dada
January 22, 2006

C’est le tout nouveau blog ouvert par notre ami Squashed, lequel a posté ici bien des fois, et que nous avons aidé à créer son propre blog.
Pour tous les fans de musiques discrètes et pas comme les autres : une mine sonore inépuisable dont Squashed sait extraire les pépites les plus précieuses.

the ticker -
greetings from the moon
et sur myspace/joyco
the joyous cosmology website (and others greats things)
La cosmologie devrait être toujours joyeuse, et si on traduisait en musique le ballet incessant et tumultueux des choses qui peuplent le ciel (étoiles, planètes, comètes, lunes et soleils) on y entendrait peut-être quelque chose de semblable à ce que nous offrent (sous licence Creative Commons) les créateurs sonores fracassés de The Joyous Cosmology, grande fête des sens et des bruits, free music s’il en est, un grand capharnaüm aussi, bric à brac qu’on aurait balancé dans les poubelles de l’hôpital psychiatrique, à grand renfort de jouissances bruitistes et sauvages.
December 6, 2005

le ep hallonsaft
Sundays in spring
Ces 4 titres, enregistrés au printemps 2004 par Thomas Mery, et publiés par le label online Sundays in Spring (lequel recèle de nombreuses pépites musicales), exercent une emprise totale sur mon cerveau : il y a là quelque chose d’unique, un trouble qu’on aurait traduit en son, une musique dont la matière est la douleur. J’ai vu Thomas en concert à Toulouse, et je ne résiste pas à cette fragilité, ce truc à fleur de peau : ça se passe à un niveau tellement intime, tellement secret, tellement discret.
[notez que Thomas a publié un magnifique vinyl “I matter chez nos amis de Dora Dorovitch (une des meilleurs labels français en ce moment). On trouvera également les enregistrements du groupe Purr, le projet qui l’a fait connaître, publié chez Prohibited, et le premier disque solo A ship, like a ghost, like a cell, publié chez shift-t, avec en prime une vidéo réalisé avec marie Daubert.]
November 27, 2005
L’URGENCE : décembre 2005
LES RISQUES : des restrictions abusives aux libertés publiques au profit exclusif de quelques monopoles économiques et financiers
LA MOBILISATION CITOYENNE : pour défendre la libre diffusion de l’information et de la connaissance, pour s’opposer au verrouillage généralisé de la culture et de la connaissance.

November 21, 2005

just close to you
hole
nobody will help you when you will be down
(musique -guitares et chant - by Lunt, textes by d.h.)
Lunt, dont les travaux musicaux viennent régulièrement bousculer le cours de nos existences, depuis quelques années déjà, au gré des sorties sur unique records, hitomi recordings, another record, et ailleurs, est venu cet été chez moi, et, sur le vif d’un après midi brûlant d’août, a enregistré ces chansons dont les textes trainaient au fond de mes tiroirs.
Je vous livre ici le résultat, ce que Lunt a fait de ces textes dans la chambre du haut, sans que j’intervienne d’aucune manière.
C’est un avant goût en quelque sorte, ça fera patienter, avant l’enregistrement et la sortie de son nouvel opus chez unique records, attendu pour l’année prochaine, lequel, pour ce qu’on a pu entendre s’annonce d’ores et déjà un grand disque bâti sur le silence et la fêlure.
November 20, 2005

la musique de li
Télécharger (aux formats mp3 ou ogg) toute la musique sur archive.org
Ces morceaux, ces pièces improvisées, sauvages, violentes, tendues comme l’angoisse, nus comme la douleur, charnelles comme la jouissance, Li les enregistrât sur un magnétophone à K7 , d’un geste brusque : enclencher l’appareil comme on déclenche un délire, comme on lâche les chevaux. Et à la fin : appuyer sur le bouton stop.
Au delà de la musique, soyez sensibles au geste, à l’instant, ce bout d’existence et d’affect saisi, noté, tracé : comme ce qui témoigne de là où c’était, à ce moment, là où ça se jouait, d’un lieu au delà de la musique, ou en-deça, un hors-scène. Qui n’est pas capable de cette position hors-scène ne devrait pas écouter Li.
(Notez que Li est aussi la chanteuse du groupe Gina Artworth, lequel publiât un disque fiêvreux en 2002 - avec Florian Belaud, le batteur de Gâtechien. On ne saurait trop vous le conseiller.)
(Ces musiques ont été publiées par Another Record dans le “cadre” (ou cette pseudo-scène) que constitue la collection : “musiques en marge“)
November 19, 2005

Richard Whyte on Postmoderncore.
All the songs from his new lp : wireless sur le site de postmoderncore ou sur archive.org
Richard Whyte est néo-zélandais, tout comme l’excellent label postmoderncore (qui plus est un des premiers labels au monde à avoir adopté les licences de diffusion libre). C’est un songwriter de tout premier ordre, qui joue des chansons sur une guitare bancale à souhait, et qui y met de la voix, et de l’expression, et du coeur. J’ai passé cette nuit presque blanche à l’ écouter, sur cet album wireless, enregistré on stage. Allez, juste un titre qui me décoiffe le cerveau et m’arrache des poils de barbe (encore un barbu au fait) : “when you decide” (l’ensemble sonne très country-folk à la ryan adams).
November 16, 2005

download all the songs of the recording : how’s your music
01 : How’s Your News?
02 : We’re Going to Texas
03 : Las Vegas
04 : Grand Canyon
05 : Ron’s Hows Your News?
06 : California
07 : How’s Your News? (reprise)
08 : God Bless America
Grâce à David f, j’ai découvert la musique de Bobby Bird, Susan Harrington, Arthur Bradford and Ronnie Simonson, et leurs amis, du Camp Jabberwocky, dans le Massachussets. C’est unique et j’adore. C’est de la country brute, du folk-soul sauvage avec de grandes élancées lyriques et des moments purement délirants. Une des choses les plus rafraichissantes que j’ai entendues depuis longtemps. Un truc qui donne envie d’inviter ses meilleur(e)s ami(e)s et de jouer toute la soirée dans le living room.
et tous nous chantons en coeur : “that’s the story !!” (on : Ron’s Hows Your News?) ou “it’s getting hot !!”
November 9, 2005

execution
unmarked grave
David Thomas Broughton vient de sortir un ep sur un nouveau label au nom charmant : birdwar (lequel est sous-titré : music to make children cry since 2004). Les chansons ont été enregistrées dans une Eglise à Leeds en une seule prise avec peu de choses mais beaucoup d’amour : la voix de david thomas fait du bien (rappele Anthony & the j.), la musique est un folk du plus bel acabit, voilà. (ha oui le disque s’intitule : The Complete Guide to Insufficiency - ce qui donne à penser)
September 22, 2005

don’t fly
le label travelling music s’ouvre aux artistes d’origine canadienne, avec ce magnifique lp d’andrew sweeny, dont le concert au fam 2005 à Toulouse fut remarqué, album intitulé “monotone”. La chanson Don’t fly sonne déjà comme un classique folk, pour ce voyageur désormais installé à Paris. Notez au passage que l’album est sous licence creative commons nc nd, comme toutes les sorties du label de nos friends Travelling music. J’ajoute enfin qu’Andrew est un ange et qu’un de ses livres favoris est under the volcano de malcom lowry. Ce qui situe les choses en territoire de fièvres et beautés.
September 7, 2005

10 out of 10
stoop Stoop only to love if you die you still love
http://www.sophiemoleta.com/
Depuis trop longtemps nous n’avions pas eu de nouvelles de Sophie Moleta, qui débarquât un jour en france, loin de sa Nouvelle-zélande natale, fit un disque chez nous (je tairais le nom du label), et suite à une affaire de contrat un peu particulier, comme cela arrive parfois, dut se résoudre à cesser là sa carrière discographique. Mais elle n’a pas cessé poue autant d’écrire, et grâce à la magie du web, nous pouvons désormais découvrir les chansons qui succèdent aux magistrales épures de Trust (1998) et Dive (2000). Sa collaboration avec des musiciens comme Holmes Ives donne lieu aujourd’hui à une sortie sur le label ova records.
Les morceaux disponibles sont pour la plupart des remixes. Je leur préfère les originaux, comme ce 10 out of 10, fragile et lumineux, ou cette improvisation sur Frida Kalo : Stoop only to love if
you die you still love…
On peut acheter les enregistrements (rares car non distribués ou plus distribués) de la dame sur cette
page.
August 16, 2005

le site d’aroah
en el patio interior
Porté par un piano somptueux, joué par le boss d’acuarela en personne, aroah nous revient avec un nouveau ep. Ce magnifique titre chanté en espagnol a la douceur des après midi torride que l’ombre des cours intérieures apaise : sous la douceur, bien des fièvres couvent, bien des douleurs.
June 15, 2005

le site d’odessa chen
le site de nos amis de moonpalace (hello juanra !)
un extrait : one hit.
Un voix fabuleuse, une personnalité forte (un disque que m’avait fait découvrir Juanra de moonpalace). Tournent régulièrement aux états unis, sont quasiment inconnus en Europe. Ce disque “one room palace” est le seul que j’ai pu écouté - c’est aussi leur premier lp.
May 20, 2005

downloads from their web (streaming only
)
Nourris au psychédélisme énergie-pop de mercury rev et pulp et plus lointainement des beatles dernière période et de syd barret, this is Yuppie Flu, venus d’Italie. Je les présente ici et maintenant parce que le thermomètre est monté au dessus de 20°C, que les animaux sont tout excités (moi de même) et que c’est la musique parfaite pour ouvrir grand les fenêtres et se faire un trip à sauter tout seul dans son appartement (si mes aieux me voyaient arf !)
Mon album préféré est Days before the days, et ma chanson préférée esf Silverdeer (dans laquelle il est dit cette jolie chose : “but she’s still young in my dreams”… )
le site de yuppie flu, très joli (on peut même changer la couleur de fond)
May 10, 2005

I will find you
Simon Joyner est un digne descendant des brillants songwriters à la Léonard Cohen, des mecs doués d’un talent incroyable pour raconter des histoires, des poètes avant tout.
Black dogs and yellow birds
May 2, 2005

Sea-Scaping Monthly in 4 or 5 Movements
.tape est un projet electro absolument délicieux, plein de petites bulles éclatantes en tous sens, d’une finesse sans pareille. Je donne ici le lien vers un fichier zip (avec la musique, plein d’infos, etc..) hébergé sur archive.org. Disponible sous Creative Commons license: Attribution-NoDerivs-NonCommercial
“.Tape. is 26 year old Daniel Romero from Asturias, Spain. He wears glasses, likes playing with toy instruments such as the casio pt88, toy accordion, and a toy spanish guitar. He uses a very simple sequencer and records his toy instruments with a simple pc microphone. Bringing together his love for lo-fi indie pop with his love for melodic electro-pop, .tape. creates a unique story-book landscape where more than likely, you’ll find the princess saves the dragon from the evil prince.”
April 28, 2005

Princess of the wind
la voix troublante, l’electro-minimaliste, le post-rock à peine effleuré de CancelN, seconde sortie du label travelling music (lesquels sont de grands amis à nous).
April 26, 2005

hello music
La splendide grande petite musique de Melodium, sortie phare d’Autres directions in music cette année. C’est frais comme les grandes forêts au printemps, ça grouille de petites bestioles qui s’éveillent. C’est Melodium quoi.. Et un clip qui me rappele par chez moi.
April 25, 2005

critical anxiety
Tiré de l’album manipulators (greed recordings), un morceau somptueux et angoissant de moonman, le songwriter qui s’aventure
aussi bien dans les territoires du folk et de l’electro.

break my heart again
le journal intime du surdoué Rémy Parson (A place for Parks), dont l’album vient de sortir chez nos chers amis de Unique Records.
April 23, 2005

come tomorrow
Un des groupes majeurs des années 90, cynique et parfois brillant, dont le label badman recordings ressort en 2005 les premiers albums et quelques raretés dont ce “come tomorrow”, certes un rien daté à mes oreilles, m’enfin.. why not.

ramblin’man
Conrad Praetzel et ses amis de Clothesline revival font de l’ “acid-country” (je dis ça juste pour vous donner une idée). ça pousse aux racines du folk, du blues, de la musique traditionnelle américaine, avec un petit côté barré quand même.
Notez que la pochette est une oeuvre d’un artiste outsider (
et wickham)

all these deserters
Un album fabuleux sorti en 2001, The Tailored Soldier - [Glitterhouse].
La voix incroyable de Mick Taylor (The court and spark, ex-ignotia).
Musique des brûlants déserts américains, la bo d’un documentaire sur les grands espaces.
Un des grands albums de ces dcernières années.

sundowner, you
fondé en 1988 à frisco, The Court and Spark est le coeur d’une constellation de groupes (Boxharp, ex-ignotia), naviguant d’un genre à l’autre (du punk déjanté à la néo-country). Sundowner, you est tiré de leur dernier album sorti en 2004, “wich season”.
More infos.

urban ape
un titre démo acoustique de Gavin Clark, leader du groupe écossais météorique Sunhouse, auteur d’un seul album “Crazy for the week end”, qui demeure à mon humble avis un des disques les plus touchants de ces dernières décennies. Je l’avais vu un jour en concert dans un festival assez minable. Le groupe jouait en fin d’après midi, devant un public clairsemé. c’était l’été, la température devait avoisiner les 40 degrés, et le groupe avait le soleil dans les yeux. Gavin avait chanté deux morceaux avant de s’écrouler, ivre mort. je l’ai revu par suite, porté par deux de ses musiciens. Il pleurait. Il est l’auteur de la chanson Spinning around the sun, qui est une balade magnifique. Il est l’auteur de ces quelques démos recueillies
ici .
Merci à ceux de fluctuat.net d’avoir permis la découverte en leur temps de ces chansons. Depuis, je n’ai aucune nouvelle de Gavin. Lors d’une conférence de presse, il disait quelque chose comme : “Si la musique ça marche pas, je retournerai à l’usine.”