Songs to the sirens


April 25, 2006

w-s burn

Filed under: delphine — delphine @ 9:48 pm

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Le site de WS-Burn

a smokier world
the inverted color wheel of love
+ d’autres morceaux

Il y a un an, j’étais déjà tombée sous le charme de ce groupe hélas complètement inconnu en France et en Europe, grâce à un album découvert par hasard entièrement téléchargeable sur le site puzzle suchfun. De nouveaux titres ont été rajouté depuis (des extraits du nouvel album, et d’autres extraits extraits de leur précédents cd-r), je vous invite à les découvrir vite surtout qu’ils sont gentillement offerts ici.
Quant au groupe, Ws Burn, nom ô combien énigmatique qui suggère je ne sais quoi, il est composé principalement d’Amanda Beddard (aka pixie) qui chante de sa voix (entre Billie Holiday et Coco Rosie) sur le fil du rasoir, un blues primitif et intense, vieux comme le monde, sur un vieux poste pourri K7 au son lofi crasseux. C’est tout simplement jouissif et addictif ! à donner la chair de poule….
A noter que les chansons ont été enregistrés dans des parkings et des parcs, on y entend même des sons quelques peu incongrus, comme un hélicoptère au détour d’une chanson.

April 23, 2006

Diatribes : Interconnections

Filed under: eOLe — eOLe @ 11:09 am

Couverture

Diatribes voit le jour, sous le nom de d’incise d’où inductions, dans les sous-sols genevois en hiver 2004. L’idée était de mélanger trois sources de son distinctes (vent, percussion et électronique) pour développer une masse sonore malléable. Le saxophone et la batterie se confondent, avec le traitement de leur propre son en live, dans une danse primaire, brute, où construction et destruction coexistent, où envie et dégoût s’unissent. Le partage avec le public est intime et profond. Les rêves et les peurs deviennent bruit et silence.
Rencontre magnétique pour une formation explosant de désir d’une expression totalement libre, privilégiant l’interaction entre ses membres, l’intensité et la fluctuation du niveau d’énergie. Souffles, frémissements, crépitements, roulements, masses, fracas, chaos, entre free jazz et approche électroacoustique.
Rage trop longtemps contenue, sentiment quelque peu désabusé en regard d’une société dont l’avenir nous laisse dubitatif. Imprégnée du contexte urbain de nos vies, la matière sonore se construit, se déforme, s’arrache de l’emprise de la raison, implose et redeviens le rêve qui s’étale derrière nos paupières.

Cet album est la deuxième sortie du label Stomoxine Records, et mélange des univers jazz et électro-acoustique. Bien sûr, le tout est entièrement téléchargeable gratuitement et légalement sous licence libre Creative Commons by-nc-nd.
CC

Interconnection 1 mp3
Interconnection 2 mp3
Interconnection 3 mp3
Interconnection 4 mp3

Tracklist (format m3u)

Site web du groupe
Stomoxine Records

April 14, 2006

label herzfeld

Filed under: delphine — delphine @ 3:31 pm

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Nos amis strasbourgeois du label herzfeld : T. et Spide, seront en concert ces jours-ci pour trois dates à ne pas rater: Paris, Bruxelles et Liège. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, vous pouvez toujours jeter une oreille sur le site de ce label très prometteur qui propose pleins de supers morceaux à télécharger librement. Ce fut pour moi l’occasion de découvrir avec bonheur des nouveaux titres de Little Red qui cette fois-ci n’est plus accompagnée de Spide mais de Lauter pour un résultat toujours aussi envoûtant, et des nouveaux titres de Loyola, qui n’est autre que l’union de T et Spide. On s’impatiente d’écouter la suite…

t : boys are designed
spide: 01-07-04

++ autres mp3 en écoute sur : stay hard harry - herzfeld

April 9, 2006

The Baptist generals

Filed under: adelyne — adelyne @ 2:06 pm

La musique Raw from self dest…
Le titre Going back song
Le site internet du groupe

C’était à la fin du concert de Red au donald’s pub de Tours. Le claviériste vient boire une bière avec moi et nous parlons, folk, blues, musique plus généralement. Il me parle très rapidement de The Baptist Generals, groupe américain texan, peu connu en France. Suivant ces conseils d’expert, je découvre quelques morceaux de ce groupe par le biais de leur label, SUb pop, sur lequel ils ont sorti un cd en 2003, et plus tard par le biais de leur page “my space”. Depuis, je ne peux m’empêcher d’écouter ces morceaux régulièrement et j’attends avec impatience leur nouvel album. Pas le courage de décrire leur musique aujourd’hui. Les liens sont en haut.

April 2, 2006

dana hilliot

Filed under: dana — jullian @ 11:51 pm

télécharger l’album entier sur archive.org

le site de greed recordings

Pour plus d’infos, visiter : dadaouiabe

ou : folk songs will kill me at the end

être compris, vous savez…..être aimé, vous savez…
TOI AUSSI LE DJEUNES : écris ta chronique de dana hilliot sans te fatiguer !

Les chroniqueurs de musique sont, nous le savons, débordés. Les piles de disques attendent dans un coin de la cuisine, des pages entières de notes s’amoncellent dans un coin du bureau, et quelques cartons attendent encore d’être ouverts, et l’on a bien raison de s’inquiéter de leur contenu : des disques probablement, encore des disques !
Dans ma légendaire générosité, j’ai voulu donner un coup de main à tous les chroniqueurs qui recevront mon prochain disque en leur fournissant à l’avance une collection d’opinions qu’on pourrait éventuellement produire à son écoute. Si bien qu’à tout prendre, il doit être possible de publier un texte relativement fidèle à ma musique en s’inspirant des idées listées ci-dessous, sans même prendre la peine de l’écouter.
Donc, voici le nouveau disque de Dana Hilliot and his friends (c’est-à-dire moi : si vous avez besoin de photos il y en a plein sur flickr, et comme je suis totalement exhibitionniste, on m’y verra aussi tout nu).
Un bref rappel évidemment s’impose concernant l’auteur, lequel est :
- “le fondateur de l’excellent / micro / petit / intransigeant / courageux / gigantesque (etc..) label another record.”
et/ou :
- ” Un militant des licences de libre diffusion / creative commons, depuis quelques années”
- un mélange bizarroide de hippie / punk / beauf / intellectuel / écolo / mystique / dandy/ ex-athlète de haut-niveau/ randonneur au long cour/ex-alcoolique/ ex-prof de philo; etc..
Si on veut vraiment faire dans le cultivé (tout dépend du public visé) on peut rappeler que dana hilliot est un pseudo emprunté à un livre de Malcolm Lowry (ce qui n’est pas sans signification mais bon..)
- le disque s’appele Misfit (qui est un mot anglais qui veut dire entre autre : “inadapté”, et là on peut faire référence ou bien au film de John Huston - tiré d’un livre d’Arthur Miller - ou bien à l’album de Morrissey : “maladjusted” ou bien rappeler que l’auteur l’est, effectivement, inadapté, vu qu’il s’est réfugié au fin fond de nulle part pour échapper à l’agitation des villes - c’est-à-dire très loin de Paris, dans une région qu’on appele le Cantal, où on fabrique le fromage du même nom)

passons à la critique musicale de ce disque (misfit)
Choisir entre ces différentes formules :
a) “On est frappé par le minimalisme de l’album, l’instrumentation réduite au minimum, quelques voix, un piano qui n’est même pas un vrai piano” (se féliciter ou regretter ce minimalisme, au choix). On notera qu’une certaine Delphine Dora (auteur de plusieurs enregistrements étranges et hallucinés) joue la plupart des parties de clavier, et chante aussi.
b) “L’ambiance générale est comme à l’habitude : triste / mélancolique / dépressive / lo-fi / ennuyeuse / répétitive etc.. (au choix)
c) “Certaines chansons mêlent des voix étranges dont [très important !!] celle de Half Asleep [préciser ici : mystérieuse / envoutante / profonde etc..] et de Delphine Dora [préciser ici : mystérieuse / envoutante etc..]
“On regrette comme d’habitude l’accent du chanteur, dont on se demande s’il ne ferait pas mieux en définitive d’écrire pour les autres, tant ce défaut perturbe l’auditeur à la longue.”

un mot sur les textes tout de même :
“Les histoires que racontent Dana Hilliot sont toujours les mêmes : des amours avortés, des souvenirs teintés de cynisme, avec en prime un coming out négligemment glissé au coeur de l’album : l’auteur aurait eu des expériences homosexuelles - il demeure toutefois un doute sur la sincérité de l’auteur : se peut-il que sa vie sexuelle soit aussi riche qu’il le dit ? ”

En conclusion :
“on est certes loin de la maitrise affichée sur l’abum “I was a rabbit and I won”. Dana Hilliot reste toutefois un honnête songwriter, un artisan modèste, qui sait heureusement s’entourer/ qui devrait sans doute se renouveller / qui ferait mieux de faire de la couture .”