
Lille, fin novembre 2006… Cette semaine-là, j’avais été voir ce même groupe à 2 reprises, et il y aura d’autres occasions sûrement, puisque quand on aime on ne compte pas…
Les Roken is dodelijk ont deux grandes qualités : leur musique et leur humour. En espérant qu’ils réussissent à garder les deux sur le chemin tortueux du “succès” (qui leur titille le bout du mégot ces temps-ci).
La première fois, je les avais vus dans un café, après une petite trotte d’une demi-heure à pied (j’ai du mal avec les raccourcis, il faut dire), avec le duo folk low-fi Tapeworm en première partie. Très détendus, jouant devant un public de fidèles, ils ont plus qu’enthousiasmer avec cette indie-pop finement ciselée, ces chansons acoustiques au départ, presque intimistes parfois, que le renfort d’un groupe de rock transforme en ritournelles imparables. Et en plus, le chanteur a une faculté certaine pour remplir de séquences humoristiques les blancs qu’il laisse parfois entre 2 morceaux… Rendez-vous fût donc pris pour le concert suivant, à la Malterie cette fois, un dimanche en fin d’après-midi.
Plus tendus en début de set (l’enjeu était plus important, en première partie du groupe américain Danielson), devant une salle comble, Le Roken crew est monté creshendo pour finir bien plus libéré, avec notammant We’re stone, et leur “single interplanétaire”, Never. Vraiment un très bon moment, et on sent que le groupe peut amener ces morceaux encore plus loin, avec un brin de folie supplémentaire, un côté Roken is psykiatrijc. Mais dodelijk, c’est déjà “mortel”, comme on dit…