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Pour plus d’infos, visiter : dadaouiabe
ou : folk songs will kill me at the end
être compris, vous savez…..être aimé, vous savez…
TOI AUSSI LE DJEUNES : écris ta chronique de dana hilliot sans te fatiguer !
Les chroniqueurs de musique sont, nous le savons, débordés. Les piles de disques attendent dans un coin de la cuisine, des pages entières de notes s’amoncellent dans un coin du bureau, et quelques cartons attendent encore d’être ouverts, et l’on a bien raison de s’inquiéter de leur contenu : des disques probablement, encore des disques !
Dans ma légendaire générosité, j’ai voulu donner un coup de main à tous les chroniqueurs qui recevront mon prochain disque en leur fournissant à l’avance une collection d’opinions qu’on pourrait éventuellement produire à son écoute. Si bien qu’à tout prendre, il doit être possible de publier un texte relativement fidèle à ma musique en s’inspirant des idées listées ci-dessous, sans même prendre la peine de l’écouter.
Donc, voici le nouveau disque de Dana Hilliot and his friends (c’est-à-dire moi : si vous avez besoin de photos il y en a plein sur flickr, et comme je suis totalement exhibitionniste, on m’y verra aussi tout nu).
Un bref rappel évidemment s’impose concernant l’auteur, lequel est :
- “le fondateur de l’excellent / micro / petit / intransigeant / courageux / gigantesque (etc..) label another record.”
et/ou :
- ” Un militant des licences de libre diffusion / creative commons, depuis quelques années”
- un mélange bizarroide de hippie / punk / beauf / intellectuel / écolo / mystique / dandy/ ex-athlète de haut-niveau/ randonneur au long cour/ex-alcoolique/ ex-prof de philo; etc..
Si on veut vraiment faire dans le cultivé (tout dépend du public visé) on peut rappeler que dana hilliot est un pseudo emprunté à un livre de Malcolm Lowry (ce qui n’est pas sans signification mais bon..)
- le disque s’appele Misfit (qui est un mot anglais qui veut dire entre autre : “inadapté”, et là on peut faire référence ou bien au film de John Huston - tiré d’un livre d’Arthur Miller - ou bien à l’album de Morrissey : “maladjusted” ou bien rappeler que l’auteur l’est, effectivement, inadapté, vu qu’il s’est réfugié au fin fond de nulle part pour échapper à l’agitation des villes - c’est-à-dire très loin de Paris, dans une région qu’on appele le Cantal, où on fabrique le fromage du même nom)
passons à la critique musicale de ce disque (misfit)
Choisir entre ces différentes formules :
a) “On est frappé par le minimalisme de l’album, l’instrumentation réduite au minimum, quelques voix, un piano qui n’est même pas un vrai piano” (se féliciter ou regretter ce minimalisme, au choix). On notera qu’une certaine Delphine Dora (auteur de plusieurs enregistrements étranges et hallucinés) joue la plupart des parties de clavier, et chante aussi.
b) “L’ambiance générale est comme à l’habitude : triste / mélancolique / dépressive / lo-fi / ennuyeuse / répétitive etc.. (au choix)
c) “Certaines chansons mêlent des voix étranges dont [très important !!] celle de Half Asleep [préciser ici : mystérieuse / envoutante / profonde etc..] et de Delphine Dora [préciser ici : mystérieuse / envoutante etc..]
“On regrette comme d’habitude l’accent du chanteur, dont on se demande s’il ne ferait pas mieux en définitive d’écrire pour les autres, tant ce défaut perturbe l’auditeur à la longue.”
un mot sur les textes tout de même :
“Les histoires que racontent Dana Hilliot sont toujours les mêmes : des amours avortés, des souvenirs teintés de cynisme, avec en prime un coming out négligemment glissé au coeur de l’album : l’auteur aurait eu des expériences homosexuelles - il demeure toutefois un doute sur la sincérité de l’auteur : se peut-il que sa vie sexuelle soit aussi riche qu’il le dit ? ”
En conclusion :
“on est certes loin de la maitrise affichée sur l’abum “I was a rabbit and I won”. Dana Hilliot reste toutefois un honnête songwriter, un artisan modèste, qui sait heureusement s’entourer/ qui devrait sans doute se renouveller / qui ferait mieux de faire de la couture .”
“Danna Hiliot, fondateur de l’excellent et intransigeant micro-label another record, depuis quelques années militant des licences de libre diffusion, hippie, punk, intellectuel écolo, et athlète alcoolique, tire son pseudo d’un livre de Malcome Laurie, ce qui n’est pas sans signification. Voilà pour l’artiste. Le disque, lui, s’appelle Misfit (qui est un mot anglais qui veut dire entre autre : “inadapté”, peut-être cela vous rapellera-t-il le film avec mariline monroue). D’emblée, on est frappé par le minimalisme de l’album, l’instrumentation réduite au minimum, quelques voix, un piano. On pourrait bien sûr regretter ce minimalisme, nous n’en feront rien. On notera qu’une certaine Delphine Dora (auteur de plusieurs enregistrements étranges et hallucinés) joue la plupart des parties de clavier, et chante aussi. L’ambiance générale est comme à l’habitude mélancolique, dépressive, même si un brin répétitive. Certaines chansons mêlent des voix étranges dont celle, mystérieuses et envoûtantes, de Half Asleep et de Delphine Dora. On regrette comme d’habitude l’accent du chanteur, dont on se demande s’il ne ferait pas mieux en définitive d’écrire pour les autres, tant ce défaut perturbe l’auditeur à la longue. Un mot sur les textes tout de même : les histoires que racontent Dana Hilliot sont toujours un peu les mêmes : des amours avortés, des souvenirs teintés de cynisme, avec en prime un coming out négligemment glissé au coeur de l’album : l’auteur aurait eu des expériences homosexuelles (nous ne jugerons pas). Peut-être pourrons nous juste nous permettre de douter de la véracité de cette vie amoureuse dont se targue l’artiste. En conclusion, on est certes loin de la maitrise affichée sur l’abum “I was a rabbit and I won”. Mais Dana Hilliot reste toutefois un honnête songwriter, un artisan modeste, qui sait heureusement s’entourer. Peut-être devrait-il juste songer à se renouveler de temps en temps”
Comment by valo — April 3, 2006 @ 3:12 pm
merci valo pour ta chronique !!!
Comment by delphine — April 3, 2006 @ 3:19 pm
parfaite cette chronique
merci valo
ça fonctionne bien mon petit tutoriel pour chroniqueur
Comment by dana — April 3, 2006 @ 4:22 pm
du fond du choeur dana,
j’ai rédigé cette chronique, les mots coulaient tout seuls… je n’ai pas encore écouté l’album
mais il m’a beaucoup touchée
Comment by valo — April 3, 2006 @ 4:45 pm
Ca c’est bon !!!
On peut même chroniquer l’album avant de l’avoir écouté !!!
Je crois qu’on est en train de révolutionner la chronique là !
Comment by eOLe — April 3, 2006 @ 4:56 pm
@eOle : oui c’était un peu le but (”révolutionner la chronique” : je me suis levé l’autre jour de fort méchante humeur avec l’envie furieuse de révolutionner quelque chose. j’ai vaguement hésité entre : “l’organisation du travail dans l’Union Européenne” et la “chronique de disque indie”. Finalement, j’ai choisi la seconde option)
@valo, tu as vraiment du talent tu devrais faire chroniqueuse
tu t’y connais un peu en musique ?
tu as tellement bien chroniqué ce disque, on dirait que tu as joué dessus, c’est dingue.
remarque c’est pas tellement important tout compte fait, de s’y connaître… Par exemple j’y connais rien en “organisation du travail dans l’Union Européenne” - déjà, je travaille pas alors - mais bon, on trouve toujours des choses intéressantes (ou pas) à raconter si l’on creuse un peu. C’est comme la poésie : même quand on n’a pas d’idée, on trouve toujours le moyen d’écrire quelques trucs assez jolis.
Comment by dana — April 4, 2006 @ 12:38 am
arg, I can’t read it and the babelfish returns some big garbled. … I need to kidnap a friend who can read french. I am missing some good stuff.
Comment by squashed — April 4, 2006 @ 2:39 am
Sure !!!
Comment by eOLe — April 4, 2006 @ 7:32 am
I’m afraid dear squashed this is humm something like parodic humoristic self-destruction subversive joke etc… than anything else
Comment by dana — April 4, 2006 @ 3:34 pm
well, that summary is only one sentence. You posted a whole small dictionary in there.
I am missing good stuff. This must be the longest STTS entry ever.
but I digress. I will try to translate it somehow.
Comment by squashed — April 4, 2006 @ 4:52 pm
Dana hiliot nous propose dans son nouvel opus une atmosphère extraordinaire, un voyage au coeur des sentiments, où s’entrechoquent les douleurs , les espoirs, les déceptions, la rêverie…peut être nous livre-t-il là avec précision les secrets cachés au fond de chaque êtres.
Un musique toujours aussi bien distillée, travaillée, soutenue par une voix qui impose un style si particulier.
Un album à commenter au plus vite, à critiquer sans tarder, et à écouter ensuite.
Comment by christophe-e — April 4, 2006 @ 4:57 pm
ha christophe-e !
on reconnait là la patte d’un talent littéraire sans égal doublé d’une oreille perçante et subtile
merci !
Comment by dana — April 4, 2006 @ 5:09 pm
Liverpool en Angleterre, la Motown et la Techno à Detroit, le Reggae à Kingston. Des lieux qui ont su insuffler dans le passé des courants culturels qui ont su se répandre sur la quasi totalité du globe. On en aurait presque oublié le Cantal, qui fut un chaudron de la contre culture folkienne à l’instar de Greenwich Village. Or dans le Cantal, les usines ont fermé, les hippies sont remontés à Paris, les moutons se font chier, bref la crise frappe ce berceau culturel historique. On ne peut même pas se targuer d’une quelconque grisaille romantique, les paysages semblent désertés et verdâtres. Dana Hilliot, fondateur de l’exhibitioniste label “another record” le sait bien. Mais il s’en fout. Il continue. Il boit la semaine, court le weekend, et philosophe la nuit.
Il enregistre parfois. “Misfit” est le titre de son dernier album, ce qui signifie “inadapté”. Et c’est ce qu’il faut pour un album de cet acabit, épars et obscène, quoique touchant. Evidemment cet album aurait du sortir au mois de novembre. Il viendra hanter votre printemps.
Il accompagne sa solitude de celle de ses mystérieuses et envoutantes amies Delphine Dora et Half Asleep, que certains esprits mal intentionnés ont déjà rebaptisé “les Danettes”. Bref, dans ce climat profondément torturé et simplifié à outrance par l’utilisation d’instruments qui n’en sont pas, un accent qui n’en est pas un, un état n’arrivant pas à satisfaire les critères d’une déprime qui elle même semble inadaptée au contexte. Il chante l’ami, pourtant, il chante les avortements cyniques, le rapprochement vers le même sexe à demi avoué, la basse fidélité.
Après avoir été un lapin, un artiste de variété arriviste raté, Dana revient à l’essentiel et rebondit avec ce disque, qui au lieu d’emprunter le format circulaire habituel, aurait du être carré.
Si vous êtes fatigué de musiques, je ne saurais trop vous recommander ce chef d’oeuvre, cet hymne au morne.
Cet album est indisponible à la fnac.
(Sylvie vous me tapperez cette chronique dare dare, j’ai pas eu le temps d’écouter l’album, vous savez moi les chanteurs depressifs, bon j’ai écrit un peu n’importe quoi m’inspirant du dossier de presse, j’ai un peu mis sa à ma sauce comme d’hab, allez moi je file je dois aller voir le concert de Kyo, yo!)
Comment by edised — April 6, 2006 @ 3:09 pm
ouah excellent l’ami !
Comment by delphine — April 6, 2006 @ 4:22 pm
t’es un dieu edi !!
merci !
du coup mon pote clément (the wedding soundtrack) de chez another veut t’envoyer son scud pour avoir droit à une chronique de toi !
arff
Sylvie va avoir du boulot
allez merci encore et bon concert !
Comment by dana — April 6, 2006 @ 5:48 pm
Huhuhu! Bon, chiche!
J’ai plus qu’à me faire appeler Arnaud Déviant maintenant…
Sylvie je m’en tappe, franchement je l’ai embauchée en CPE, donc si elle est pas contente…
Comment by edised — April 6, 2006 @ 6:34 pm
Sylvie je tiens à te présenter ici mes excuses si, à la suite de ces comments, tu perds ta place chez alphatester.
En même temps, bon, avec un CPE, globalement, faut pas s’attendre à faire de vieux os hein ?
Comment by dana — April 6, 2006 @ 8:15 pm
ahahahaha
Comment by clement — April 9, 2006 @ 9:19 pm
On sait déjà tout sur Dana Hilliot, figure culte de la scène indie-folk en Ouzbékistan, et plus près de chez nous, du Cantal. Enfin, on croyait tout savoir plutôt, mais non, l’ex boss du label Another Record avait encore quelques histoires sentimentales et autres à recycler en chansons.
En fait de recyclage, on n’est malheureusement plus dans l’auto-dégradé que dans le bio-dégradable avec ce nouvel album. Ca se gâte, oui. Privé des ses deux emblématiques producteurs, Lunt et Jullian Angel (mais saluons tout de même le courage de Moonman, réalisateur du projet, on imagine le travail…), Dana Hilliot semble en roue libre.
Certes, on notera la présence vocale de la mystérieusement envoûtante Half Asleep sur 2 titres, mais cela n’évite pas un sentiment de réel gâchis et d’auto-complaisance coupable.
Les textes en sont l’illustration parfaite : toujours ce même procédé narratif, réaliste, autour de souvenirs d’anciennes conquêtes amoureuses, ou d’épisodes pathétiques de son existence. Et on voit bien que la source d’inspiration est plus que tarie de ce côté là. A moins de nous raconter l’épisode de son premier baiser à 5 ans, ou de sa première petite amie à 11, on ne voit pas bien ce qu’un chanteur aussi égocentrique et dépourvu d’imagination aurait encore à dire.
Le plus pitoyable, c’est sans doute ce morceau où le songwriter cantalou nous fait un pseudo-coming out, tout à fait opportun et raccoleur (c’est devenu tellement “in” de faire son coming-out…). Quelle est donc l’étape suivante pour cet ex-punk toujours aussi tiraillé par le besoin de choquer la bourgeoise (qui de toute façon n’écoute pas ces disques) ? Raconter son expérience zoophile avec une vache auvergnate, son attirance sexuelle pour les femmes de plus de 77 ans ? On craint le pire… Dommage que malgré son bon fond, Dana Hilliot n’ait pas respecté la promesse du dernier titre de l’album précédent : I won’t be back… Au moins, Terminator avait été plus honnête, lui…
Comment by jullian — May 28, 2006 @ 10:58 pm
bah mon dou diou
bon y va se recoiffer le dada l’idiot là
merci merci merci
c’est grand !
(au fait mon prochain disque s’appelera “I’m back et bon vent !”
(on dit comment “bon vent !” en anglais ?)
Comment by dana — May 28, 2006 @ 11:46 pm
Je sais pas, faut demander au gouverneur de Californie là. Un truc comme “hasta la vista baby”, je pense
Comment by jullian — May 30, 2006 @ 12:08 am
Au pays des lapins, Dana Hilliot n’est pas le plus chaud de la bande. Il serait plutôt le lapin blanc, avec ses légendaires retard. Un peu comme cet album, « Misfit », dont on se demande s’il tiendra sur nos étagères quelque part entre Tom Waits et Ziskakan – alphabétiquement parlant, c’est mal parti –, tandis qu’on l’attend encore plus d’un mois après la commande.
NB: pour l’alphabet, on demandera à l’ami Carroll de nous trouver une combine, un jeu de mot, un porte-clef, un accordéon, deux plaquettes de beurre, cent balles et un mars. Ça devrait suffire à apaiser notre convoitise, gâteau sur la cerise.
Fort heureusement, chez Greed Recordings où l’on ne cultive pas – paradoxalement – la convoitise, on offre un cadeau bonux, un combiné de téléphone, un peu d’emo punk, une porte sans clef, un accord déontologique, deux plaquettes de frein, des cymbales et un morse (vivant). Comme quoi, chez Greed, on n’est pas radin.
Sinon, j’ai pas écouté l’album. Mais je n’en pense pas moins.
Comment by mpop — May 30, 2006 @ 12:45 pm
très belle chronique vraiment, pleine d’émotions, même si j’ai pas très bien compris le coup des plaquettes de beurre (et en fait j’ai pas compris grand chose)
mais l’essentiel est d’écrire une chronique
ça fait du bien ça mange pas de pain et ça fait des trucs à lire
Comment by dana — May 30, 2006 @ 4:01 pm
mince je viens de renverser mon café sur ma feuille d’impôts. C’est malin..
Comment by dana — May 30, 2006 @ 4:03 pm
Je te rassure dana, je suis pas sûr de m’être compris non plus. Sinon, mes amitiés à ta feuille d’impôt.
Comment by mpop — May 30, 2006 @ 10:20 pm
m’en fous pour deux raisons :
1° on peut remplir les formulaires sur internet
2° je paye pas d’impôts (vu mes revenus héhé
Sinon j’aime bien les morses (vivants). Quand j’étais petit je collectionnais les morses, mais vers l’age de douze ans le pédopsychiatre qui me suivait a conseillé à mes parents de mettre un terme à cette manie. Dommage. je regrette parfois. J’avais probablement la plus belle collection de morses de ce côté-ci de l’antarctique.
Comment by dana — May 31, 2006 @ 1:02 am
Attention, une critique peu habituelle : la critique de trois heures du matin !
« Le soporifique Dana Hilliot nous revient en petite forme, les traits cernés et la paupière lourde, avec un album tardivement baptisée “Misfit”. Et il faut avouer, entre deux bâillements, que le dit album aura du mal à trouver sa place entre vos jours mornes et vos nuits solitaires.
À l’écoute de la première piste, vous pouvez sentir que Morphée vous appelle. Avec insistance. Les plus déterminés prolongeront l’état de veille jusqu’à la phase, paradoxale, où l’on oscille entre sommeil léger et ennui profond. Les lentes ondes musicales troublent à peine l’écoute, ce que les mélomanes insomniaques apprécieront.
À écouter avec un oreiller sur chaque oreille. »
Comment by mpop — May 31, 2006 @ 2:08 am
Ah oui, testé à l’instant le formulaire sur internet. Il faut juste avoir java d’installé (je l’avais, mais j’avais eu la flemme de configurer un lien symbolique dans le répertoire plugins de mozilla)… Enfin bref, avec Java ça marche.
Comment by mpop — May 31, 2006 @ 2:10 am
Une collection de morses !!!!
lol
C’est énorme ça !!!
Putain faut aller la chercher loin celle-là !!!
Comment by eOLe — May 31, 2006 @ 10:42 am
hum j’aime bien tous ces textes là
je vais en faire une compilation en pdf si vous voulez bien
on devrait monter un webzine bidon qui chroniquerait des disques qu’on n’écouterait pas (ou plutôt qu’on se ferait un devoir de ne pas écouter, ce qui n’est de toutes façons pas bien grave puisqu’en général les chroniques personne ne les lit)
Comment by dana — May 31, 2006 @ 9:02 pm
Paris
18/04/2006 -
L’icône de la chanson française panoramique, dana nous revient avec un nouvel album.
Le mystérieux chanteur à moustaches enchanta les sixties, les seventies, et le début des années 2000 (lors d’un retour fracassant dont on espère le deuxième chapitre). Malheureusement, Dana souffrait d’un manque cruel d’exposition, en dépit de la qualité mythique de ses enregistrements, et de l’influence majeure qu’il continue d’exercer, en même temps qu’une fascination indubitable, sur une flopée de chanteurs d’aujourd’hui.
En 2004, son label historique, another records, remédiait enfin à ce vide scandaleux en rééditant huit de ses albums, en versions remastérisées, mais, hélas, sans les pochettes originales, ni les disques. Aujourd’hui, le parcours vers cet univers unique continue grâce à ce judicieux album constitué de 10 grands hits parmi lesquels certains qui ne devrait exister que sur des 45 tours, et donc aurait du rester absents de cet albums .
Cette poignée de chansons majuscules est par définition un raccourci brutal d’une carrière dont certains pans sont restés obscurs, mais on y trouve des gemmes essentielles. Le blues estival et préliminaire “Song for L ” ( comme un hommage à lire entre les lignes du tube de plage pour les grands “shouters” du rhythm & blues dont il collectionne les 78 tours originaux). Et puis ces cathédrales de violons et de guitares rythmiques que sont ” Five years after”,” Looking for a prostitute”
” My first boyfriend”, nés d’une collaboration, ou plutôt d’une osmose, avec delphine dorat et Valérie Leclercq aka Half Asleep, véritables démonstrations d’une essence pop à la française, mues par cette voix de cristal pur, tout en pathos déchirant.
Tout au long de 40 années de carrière chaotique et merveilleuse, le Beau Bizarre, personnage à part dans l’histoire de la chanson française, mais qui d’évidence hante les territoires inaccessibles à d’autres que Gainsbourg, Polnareff, ou Nicols sarkosy ( ??), a cherché, inlassablement, à construire des symphonies de poches.
Les aficionados ou les curieux s’empresseront d’acquérir la version luxe de ce cd chez virgin ( les cc c’ est bien mais ça fait pas bouffer), qui propose un second CD avec sept titres supplémentaires, tous sortis en 45 tours dans les années 2006, mais aussi douze versions ouzbec de certains de ses grands hits. Il était coutumier, en ces temps pré-européens des sixties, d’enregistrer dans des langues étrangères. Mais dana hilliot est ouzbec , selon la rumeur, et son interprétation dans la langue de ses origines a le velouté tendu d’un design de Pininfarina, qu’il est enchanteur de découvrir aujourd’hui.
voila ma chronique
bon ok voici l’ original:
ICI
Comment by collegue — May 31, 2006 @ 11:03 pm
arf maudit html
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/076/article_16223.asp
copier coller
Comment by collegue — May 31, 2006 @ 11:05 pm
amicalement..
maintenant je vais ecouter
Comment by collegue — May 31, 2006 @ 11:07 pm
ouahh géant !
je me disais aussi en vous lisant cher collègue.. c’est marrant mais ça me rappele quelqu’un.. surtout le beau bizarre en fait
héhé
c’est que je suis réellement un fan de Christophe (et surtout de la période fin 70, le beau bizarre, les mots bleus, et les derniers labums sont très chouettes aussi)
enfin ça m’a fait plaisir ta chronique en tous cas
bonne écoute alors
Comment by dana — June 1, 2006 @ 12:12 am
Tiens donc, moi aussi je me disais qu’il fallait les compiler, ces chroniques. Pour faire un super livret pour une version collector de l’album. Hu hu.
Nan, sans déconner, la chronique bidon c’est un genre littéraire à part entière.
Comment by mpop — June 1, 2006 @ 12:31 am
La critique poético-subjective à effets
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« Il y a des œuvres dont la singularité et l’émotion vous touchent d’une façon que vous ne sauriez décrire. En toute innocence, vous aviez introduit le disque dans le lecteur, un peu par hasard. Le son était trop fort, alors vous l’aviez baissé. Et puis, un peu distrait vous faisiez autre chose.
Lire un roman. Parcourir un magazine. Remplir une feuille d’impôt. Faire la vaisselle. Faire l’amour. Le ménage. Une pause. Un verre. Prendre un verre. Prendre une part de gâteau. Prendre son pied. Ses jambes à son cou. Se pendre à son cou. Faire l’amour (oui je sais, je l’ai déjà dit). Étendre une lessive. Remplir une feuille d’assurance. Parcourir un journal. Lire un moment.
Il y a des œuvres comme ça, dont vous auriez pu jurer qu’elles vous laissaient indifférent. Des musiques d’ambiance. Des musiques de fond. Mais juste avant de jurer, vous entendez cette note, ce son, cette voix ; et puis vous tendez l’oreille. Vous remontez le son. Vous suspendez votre respiration.
Oh putain…
Il y a des œuvres comme ça, qui vous prennent à la gorge.
Il y a des œuvres comme ça, qui ne vous lâchent plus.
Il y a des œuvres qui vous surprennent, malgré vous, contre vous ; et qui ne cesseront de vous surprendre, toujours un peu.
Il y a des œuvres comme ça.
Et puis il y a Dana Hilliot.
Et franchement – je le dis sans mesquinerie, sans la moindre intention de nuire, en toute objectivité professionnelle – ça ne vaut pas tripette. »
Comment by mpop — June 1, 2006 @ 12:46 am
Pour la dernière chronique :
Selon le bon vouloir de l’éditeur, remplacer « ça ne vaut pas tripette » par « ça ne soutient pas la comparaison ». Ou autre formule dans cet esprit, ou dans un autre.
Comment by mpop — June 1, 2006 @ 12:49 am
ouarff
je suis vachement fier d’avoir inspiré toute cette littérature cruelle
en fait, mon album Misfit va devenir un des albums les plus chroniqués de l’indie folk, tout en demeurant un des moins écoutés.
merci merci
Comment by dana — June 1, 2006 @ 10:27 am
http://www.another-record.com/danahilliot/dana_music/altpressbook.pdf
le recueil pdf de toutes ces chroniques
(qui peut être complété)
Comment by dana — June 3, 2006 @ 8:58 pm
arf et rearf
euh comment ne pas rire jaune alors que chez Greed on a sué la sueur de notre front pour que ce disque singulier ait l’exposition qu’il mérite, mais quand même….
Quel suicide médiatique en direct.
Dana Hilliot, il est quand même sévèrement burné.
Jamais vu çà!
En même temps c’est vrai que le disque est pas terrible.
Et puis, soyons francs; en fait moi-même je l’ai jamais écouté
j’aime pas la flûte
Va comprendre
Comment by michel m — June 10, 2006 @ 8:58 am