Misophone / Songs from an attic

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Trois ans après « I sit at open windows », Another Record a le plaisir de vous présenter le nouvel album de Misophone, « Songs from an attic ». Et quel disque ! Depuis 2009, la palette des arrangements s’est élargie, mais elle est toujours aussi vibrante et intrigante : des pots, des poêles, des chants d’oiseaux, des mellotrons et des trombones enragés s’y sont invités. La musique de Misophone ne ressemble toujours à rien de connu, même si on peut y trouver des échos de Neutral milk hotel ou de Matt Ward dans leurs ballades poussiéreuses et leur lyrisme oblique. L’ambiance est parfois claustrophobe ou carnavalesque, la tonalité patraque et même, par moments, légèrement inquiétante.

Vocalement, ils sont beaucoup plus expressifs que sur les disques précédents, et le style musical a gagné en confiance. Ils sonnent presque comme de la pop 60′s sur la rebondissante « Swan’s road » (sur laquelle on peut entendre la voix pure et éthérée d’Aubben Renée), peuvent éclater dans un blues électrique à la Beefheart sur « Whatever the water gave » et trouver le temps de se lancer dans un space jazz, dans de la folk traditionnelle anglaise… des mélopées de fanfare, de la pure bizarrerie. Sur deux chansons, le trombone grondeur d’ « Alone with king kong » apporte de la puissance.


Misophone dérive entre l’ombre et la lumière, l’introspection littéraire et le sarcasme pétillant, mais au bout du compte, ce qui accroche l’auditeur est leur musique hors du temps. Ce disque craque comme un phonographe perdu, les chiens aboient, les corbeaux se reposent dans l’arrière-cour et des fantômes chantent de vieilles chansons d’amour. Misophone creuse un sillon véritablement original. C’est pour cela que nous vous invitons à entrer dans leur monde.

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We are writing to introduce the new album from the reclusive duo Misophone; Songs from an Attic. And what a curious record it is. Pots and pans rattle and clatter, bird song chirps and coos, mellotrons warble and trombones rage. The range of their instrumentation has grown, and is still as vibrant and intriguing as ever.

Misophone’s music is unlike anything you’ve heard before, but there are occasional echoes of « Neutral Milk Hotel » or « M Ward » in their dusty ballads and oblique lyricism. There are ghosts of The Sinking of the Titanic era Gavin Bryars, and a claustrophobic, queasy carnival atmosphere. The tone is uneasy and at times ever so slightly threatening.

Vocally they are more expressive than on previous recordings, and their musical style has also grown in confidence. They sound almost 60’s pop on the bouncing « Swan’s Road » (which features the pure and ethereal voice of Aubben Renée), bash out deranged Beefheartesque electric blues on « What the Water Gave », and find the time to delve into spaced out jazz, English traditional folk, Marching band dirges, infanticide and in « I am a Mountain Dog », the just plain weird.

Two songs are given extra strength by the storming trombone of reticent Frenchman « Alone with King Kong », who charges the brass led stomp of « The End of a Love Affair » like a baying hound, and adds a carnival bounce to the creeping fairy tale nightmare of « Barnaby Flower ». Aubben Renée also adds her elegant vocals to the backwoods folk of « Time Is a Bully We All Pretend To Love », a disturbing tale with a sting in its tail.

Misophone drift between dark and light, between lyrical introspection and petulant sarcasm, but ultimately what holds you is the timelessness of the music. This record pops and fizzes like a lost phonograph; dogs bark, blackbirds rest in churchyards, and ghosts sing old love songs. Misophone have a truly original voice, we urge you to enter into their world.



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